mercredi 26 octobre 2005

Coup de gueule: Des millions pour de la merde

Ceux qui me connaissent un peu, vous diront qu'il est des sujets qui me laissent totalement indifférent et des qui m'enthousiasment à l'aliénation. Mais fort heureusement, sur cette échelle à 2 extrêmes glisse un curseur mû par mon phénoménal sens du discernement grâce auquel je n'ai encore jamais atteint l'une de ces limites (quoi que, concernant la totale indifférence...),
mais surtout qui me maintient d'ordinaire dans cette modération prisée par mes interlocuteurs et qui favorise ainsi un échange constructif d'opinions diverses entre toutes les parties sans prise de position hystérico-subjective. Bref, chuis un mec bien :-) Sauf que là, le sujet d'aujourd'hui, ce foutu fumier de salopard de sujet d'aujourd'hui trempe dedans la catégorie considérablement restreinte des "qui me foutent hors de moi et me poussent à la démence fanatique".
Et donc présentement, ceux qui me connaissent un peu auront deviné, je vous parlerai des répugnantes merdes de clabauds qui polluent la ville telle la connerie le monde.

Ah oui, et pourquoi je lance ce sujet aujourd'hui? Ben tout simplement parce qu'en arrivant à Prague il y a quelques années, je passais mon temps les yeux en l'air admirant la splendide beauté architecturale de la ville. Malheureusement la ville s'occidentalise, et à présent c'est les mirettes collées au sol que je marche dans la cité.
Et ça me fait HURLER de colère, chaque merde sur le trottoir est une honte abominable jetée à la face de la civilisation dont je suis un atome, une odieuse infamie éclaboussant les règles élémentaires d'hygiène, une grossière insulte que j'accuse personnellement comme un glaviot verdâtre de tuberculeux craché dans ma bonne soupe de tripes cuisinée avec amour. Pour sûr, j'entends déjà les ignobles responsables des ces copropollutions crier au dément, à l'aliénation psychique de ma personne, me chargeant de délire mental entre psychose aigue et paranoïa avérée. Mais soyons sérieux, prenons un peu de recul et analysons la situation avec flegme, objectivité et justesse. Tiens, imaginons... J'aime bien les chiens, sympa, mais ça ne se mange pas (enfin pas moi), et donc personnellement je préfère les cochons.
Pis c'est mignon un petit porcelet, tout rose, tout grassouillet, et qui fait gruik gruik. Et donc un beau matin je m'en vais aller m'acheter un joli petit goret (tout rose, tout grassouillet, et qui fait gruik gruik) que je vais joyeusement installer dans un enclos prévu à cet effet dans mon petit jardin en plein centre ville. Pis mon polisson rondouillard va grandir, grandir, jusqu'à devenir un bon gros cochon bien graisseux, bien sale et bien crotté, parce qu'un cochon c'est comme ça et parce que je l'entretiendrai dans son élément naturel, c'est-à-dire dans la boue bien grasse et dans la merdasse puante à souhait. Pis je le sortirai en laisse comme l'exige la loi et le ferai plaisamment déféquer dans la rue, le soir, de préférence devant les pas-de-porte pour que les riverains puissent amplement profiter de la facétie lors du départ au bureau tôt le matin.
J'irai pareillement crottemener mon bougre de lascar dans les rues bien sombres, les trottoirs mal éclairés mais fréquentés afin que les gens puissent ramener un épais et odorant souvenir à la maison. Pis je n'oublierai pas les bacs à sable où jouent les gnafrons, les parcs engazonnés où se couchent les badauds pour lire et bronzer. Chaque petit espace vert (ou non) sera systématiquement et méthodiquement maculé par la chiure nidoreuse de mon bon gros luron. Bien, et selon vous, combien de temps va-t-il se passer avant que les riverains agacés par l'odeur du bestiau et les embuscades merdeuses souillant la voix publique ne soumettent mon cas aux autorités compétentes, s'ils ne décident pas tout simplement de m'écorcher vif de leurs propres mains?
"Ouiiiii, alors là Strogoff, t'es bon pour le débilarium, t'exagères enfin quoi, flûte, un cochon c'est pas comme un chien quand même!?". Ah ouais?! Et pourquoi pas?! Mais c'est vrai, les chiens c'est encore pire, d'abord parce qu'il y en a beaucoup plus. Pis le chien c'est pas plus propre qu'un pourceau, tiens, beaucoup de chiens sont coprophages, et pas quelquefois, non, à chaque occasion. J'en connais des clebs qui bouffent toutes les immondes merdasses qui passent à leur portée, et plus elles fouettent violemment et les mouches polychromes sont denses, et plus ils se délectent goulûment en se léchant les babines. Puis non content d'une telle qualité (coprophage), ils se roulent aussi facétieusement dedans. Coprophage et coprophile qu'il est le meilleur ami de l'homme, pire que le pourceau car lui, il a une peau faite pour ça, lisse, alors que le clabaud poilu non.
Une fois suavement roulé dans les excréments, les cadavres de bêtes en putréfaction, les poissons crevés sur le bord de la rivière, la pisse des autres chiens et tout autre élément qui exhale abondamment une odeur stercoraire, il rentre dans l'habitat humain le chien, emboucanant comme une cohorte de babouins dysentériques sous la pluie, un vrai bonheur messieurs dames. Et la p'tite vieille va le prendre dans les bras, sur les genoux, lui faire des baisers sur le groin... euh... sur la truffe, "mais qu'il est beau le kiki à sa mémère", ils vont peut être même dormir ensemble dans le même lit, voire bouffer dans la même gamelle... assiette? "Ben alors mémé, que se passe-t-il, t'es encore malade?". Mais revenons à du concret, du factuel.

Tiens, la définition. Ben ouais, la merde, qu'est ce que c'est? Sans rentrer dans des détails scabreux, il s'agit des déchets issus de la digestion, transitant de l'estomac par les intestins vers l'anus. Là je ne vous apprends rien. Cette matière de consistance malléable est éliminée du corps par excrétion accompagnée souvent de gaz (fécal et fétide), parfois de crispations (voire convulsions) et toujours d'un sentiment de plénitude et d'assouvissement (encore que chez les clebs?).
Bien que très dépendantes du régime alimentaire, les selles se composent de 70% à 85% d'eau, 15% à 20% de fibres de cellulose (fruits & légumes) et de fibres musculaires (viande), mais aussi de bon nombre d'organismes plus ou moins microscopiques et souvent actifs. Parmi ceux-ci, des enzymes (chymotrypsines), des germes saprophytes constituant la flore intestinale, des germes pathogènes (bactéries), des parasites (amibes, vers, larves, etc), et des résidus biliaires. Selon la taille et la marque des chiens, leurs déjections peuvent encore contenir du poil de chat, de l'encre de journal, de la fibre de pantalon modèle PTT, du caoutchouc de charentaise, de la vaseline hypoallergénique anti-frottement, et de la fibre humaine non digestible généralement de couleur (noire, brune, marron ou jaune, autres couleurs plus rarement).
En dehors de sa consistance poisseuse adhérant opiniâtrement aux semelles des chaussures (à croire que c'est fait délibérément pour ça), en dehors des miasmes nauséabonds qui en émanent, la chierie canine est un fabuleux vecteur de maladies pathogènes parfois fatales. Tiens, quelques exemples, mais vraiment juste quelques uns, même pas le sommet du monumental iceberg, juste un cristal de glace: le choléra, la tuberculose, l'échinococcose (kyste hydatique)... Et là, ce ne sont que les excréments que vous n'êtes pas obligés d'importer à la maison si vous ne marchez pas dedans, mais parlons un peu des puces ou des tiques... tiens voilà un truc à faire pétocher incroyablement, le tique, qui transmet la maladie de Lyme responsable de l'acrodermatite chronique atrophiante, l'érythème migrant, l'ehrlichiose granulocytaire humaine, le lymphocytome cutané, la babésiose (piroplasmose) déclenchée par un protozoaire de la même famille que les plasmodiums responsables du paludisme...
Pour les collectionneurs, je vous ai même trouvé une liste copieusement touffue de maladies clébardiques, certaines potentiellement transmissibles à l'homme. A déguster voluptueusement!

Pis quelques chiffres. Alors sur tout Prague, il y a officiellement 75.000 clébards recensés (ceux qui ont une carte d'identité ou une carte de résident permanent) mais l'on dit officieusement dans les milieux autorisés de la mairie qu'il y en aurait environ 150.000. Alors faites un rapide calcul, pour 1.170.000 habitants, ça représente un bestiau pour chaque 7,8 ème personne, y compris les grabataires de longue durée (qui ne devraient pas en avoir), les nourrissons (qui ne peuvent pas en avoir), les déments (qui ne savent pas ce que c'est), les cynophobes (qui n'en ont pas par définition), les félinophiles (qui ne devraient pas en avoir par déduction), et les martiens (qui sont allergiques aux poils).
C'est énorme! Bon OK, et les restaurants chinois me direz-vous, parce qu'il y en a velu sous le coude du restochinoa à Prague avec du kiki derrière le menu, et de toute catégorie les restos, du Michelin en costard-cravate jusqu'au Père-Lachaise en boîte de sapin, demandez les dernières analyses du service d'inspection de l'hygiène, véridique. Mais ce n'est pas le sujet, alors revenons aux statistiques. A ce propos et juste comme ça pour info, v'là quelques chiffres récupérés sur le site de la mairie de Prague (en 2003). Les taxes pour détention de chien à Prague 7 ont rapporté 900.000 CzK (30.000€). L'installation de poubelles et les achats de sacs à merdes ont coûté 200.000 CzK (6.700€), leur maintenance annuelle est de 400.000 CzK (13.300€), le nettoyage des trottoirs à cause des chiens, et rien d'autre, pas les carcasses en décomposition des clodos morts de la gangrène du foie, ni les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle (encore que celles-là s'auto nettoient puisque le vent du nord les emporte dans la nuit froide de l'oubli), non juste les ignobles crottes des chiens du 7 ème arrondissement de Prague, 6.700.000 CzK (223.000€) par an.
Tiens, pour comparaison, les taxes pour détention de chiens à Prague 2 ont rapporté 1.250.000 CzK (41.700€) alors que le nettoyage annuel des trottoirs (clodos et feuilles compris) ne coûte que 2.500.000 CzK (83.300€). Ah ouais? Bon OK, les chiffres en République Tchèque sont à prendre avec toutes les précautions qui s'imposent à la manipulation d'objets financiers publics, donc extrêmement dangereux. D'ailleurs je serais maire de Prague, j'irai demander un audit sur la taille moyenne de la crotte du chien moyen dans le 7 ème arrondissement. Enfin bon, c'est pas mon problème, cependant qu'on se parle de 2, de 7 ou de 50 millions, c'est quand même DES millions pour de la merde de chien, faut quand même pas l'oublier. Et c'est pas une fatalité imprévisible comme un cyclone en Louisiane, un tremblement de terre au Cachemire, ou une opération de la mycose des pieds qui puent. C'est simplement une colossalement dantesque connerie de certains imbéciles possesseurs de clebs.
Et ça, ça se corrige à grand coup de grosses prunes bien violettes et bien salées. Et si ça ne suffit pas, alors dans sa sale gueule de méprisable crétin, les prunes, s'il le faut.

Alors maintenant, ça a tellement fini par emmerder (littéralement) les autorités qu'un certain nombre de bonnes décisions ont été prises. D'abord la taxe pour détention d'une forge à merde sur pattes est passée de 1000 CzK (33€) à 1500 CzK (50€) par an. C'est pas la Sainte Vierge au Bataclan, mais c'est un début, faut commencer doucement avec les conflits de longue durée. Deuxièmement, l'enregistrement d'un bouffe-merdasse auprès des autorités municipales est exigé. Et troisièmement, le tatouage ou la puce électronique seront obligatoires à partir du 1er janvier 2006. Ainsi tout cabot vagabond et non identifiable sera euthanasié séance tenante (ou vendu dans un restochinoa). Bon, et maintenant faut quand même que je vous parle de cette fantastique évolution dans la traque du citoyen incivique que représente la puce électronique.
Ca mérite le Nobel ça, z'allez voir, simple comme un chiotte turc mais fichtrement efficace. En fait c'est basé sur le principe des rayures sur le dentifrice, vous savez, quand vous pressez le tube, la merde... euh... la matière qui en sort, elle est blanche rayée de rouge ou de bleu (ou des 2 pour ceux qui achètent des dentifrices coûteux). Et ben pareil, en implantant une puce électronique sous la peau de l'animal et à proximité du fignard, celle-ci (la puce) laissera une empreinte magnétique unique (le rouge, ou le bleu) sur ses étrons (le blanc) telle une signature de ses méfaits. Et cette impression magnétique d'une rémanence d'environ 1 an pourra être lue par les appareils portables adéquats dont seront équipées les forces de l'ordre. Ainsi non seulement toute dégradation de la voie publique pourra faire l'objet d'une sanction, mais surtout le malheureux individu qui aura fortuitement marché dedans pourra se présenter à la maréchaussée muni de sa chaussure souillée et déposer une plainte à l'encontre du propriétaire de l'animal incriminé.
Et attention, non seulement la portée de détection est de 200m, ce qui garantit la découverte de toutes les forfaitures même profondément dissimulées dans les fourrés touffus la nuit y compris, mais l'appareil est de surcroît multi reconnaissant, c'est à dire qu'il détecte toutes les empreintes dans le cas où un clebs aurait gueuletonné de la merde d'un autre clebs qui aurait gueuletonné de la merde d'un autre clebs qui aurait... et ainsi de suite jusqu'à 1 an de vieille merde. Aux dernières nouvelles, et à la demande des autorités, les fabricants de bouffe pour chiens seraient à l'étude d'une enzyme qui, intégrée dans la nourriture, permettrait de colorer en fluo les colombins des cabots de façon à ce que ceux-ci soient bien visibles sur la chaussée par les marcheurs, y compris la nuit. Continuons à rêver...

Et donc pour en terminer avec ce sujet répugnant avant de passer à table, je souhaiterais encore dire à mes détracteurs (ainsi qu'à mon bout de fiston qui possède un chien et qui va me regarder d'un sale oeil s'il lit cette publi) que j'adore les animaux.
Tous, sans exception, de compagnie, sauvages, les gentils, les méchants (ça existe?), les beaux, les moches, les poilus, les glabres, les qui piquent (j'aime un peu moins, mais quand même) comme ceux qui ne piquent pas. Pis pour vous le prouver, je vous ai mis quelques photos de mes potes à 4 pattes, ou disons plutôt des bêtes que je connais et que j'aime bien. D'ailleurs ça faisait un bout de temps que je voulais vous en parler, mais j'arrivais pas à caser ce sujet dans une publi sur Prague, et là hop, ben voilà, en plein dedans. Alors il y a "Artus" (Arthur), le golden retriever de mon frangin. Je le connais depuis tout petit (le chien, quoi que mon frangin aussi), depuis qu'il était une petite boule de poils blancs. Il est adorable, gentil comme tout, espiègle, mais coprophage, gravement coprophage et nécrophage à l'occasion.
L'avantage c'est qu'il nettoie en partie les pollutions stercorales, l'inconvénient c'est qu'il ne digère pas tout. Enfin ça ne m'empêche pas de le caresser à l'occasion (avec un doigt) parce qu'il est vraiment mignon avec sa bonne bouille de bon chien, mais après c'est lavage des mains au savon antiseptique, obligatoire, et plutôt deux fois qu'une et jusqu'aux coudes.
Pis il y a le ratier de Prague "Betyna". Celui-là je ne le connais pas trop, mais on a de suite fait ami ami, surtout quand j'ai commencé à le photographier alors qu'il s'astiquait l'entre-cuisse contre son meilleur ami, le coin du coussin en soie sur le canapé familial. Et c'est une femelle, curieux, mais une femelle ayant les mêmes réflexes onanistes que les mâles, comme quoi, hein... Elle a de suite pris la pause impudique devant l'appareil, et hop, démonstration, schlouky schlouky sur le coussin, hop, on change de coin, et on y retourne allègrement, schlouky schlouky scratch scratch, hardi petit kiki, puis encore l'autre coin, ben tiens, schlouky schlouky scratch scratch schtroutle froutle... et comme ça pendant toute la soirée, avec des intervalles, histoire de vérifier si quelqu'un l'admire. Bizarre comme bête je dois dire, singulière mais rigolote, pis elle fait pas gros sur le trottoir, d'ailleurs elle fait dans une litière pour chat le plus souvent.
Ensuite il y a Baggy ("Bagyra") le lévrier irlandais, impressionnant de par la taille, mais câlin comme tout. C'est confondant ce croisement entre un jeune veau et une vieille serpillière, surtout quand c'est Vicky qui le promène. Du haut de ses 1,60m (Vicky) elle pèse moins que le bestiau. Le truc pénible, c'est qu'il bave énormément et qu'il pue épouvantablement. Ben ouais, je sais, les poils longs, pas sa faute, ok, mais il pue quand même la gangrène du pied d'SDF. Enfin chuis content de ne pas l'avoir à la maison, parce que ça bouffe une bête pareille, et puis si ça chie autant que ça bouffe, c'est pas un sac à caca qu'il faut emmener en promenade mais une pelle à neige dans une brouette. D'ailleurs tous les possesseurs des animaux que j'évoque ici m'affirment ramasser les "surprises" laissées par leurs amours. Bon ok, je ne peux que les croire, mais tiens, et c'est marrant ça, les merdes sur le trottoir c'est comme le vote F.N., personne ne l'avoue mais il y en a de plus en plus. Et le dernier, c'est pas un clebs, mais un chat, "Čičák" (enfin "Uhlík" officiellement, mais comme au début il ne savait pas dire son nom, on l'a baptisé "Čičák", prononcer "Tchitchâk").
Un bon gros matou de gouttière, tout noir avec des yeux jaunes magnifiques, indépendant et fier comme un prince, mais tendre et affectueux. Quand on s'est rencontré pour la première fois dans le jardin (il habite au-dessus de chez nous), il tenait dans la paume de ma main, une petite pelote de poils toute minuscule, toute mignonne, sans griffes encore, justes 4 dents pointues comme des aiguilles. Pis on a fait connaissance, et maintenant il nous rend régulièrement visite à la maison quand la porte ou les fenêtres sont ouvertes. D'un bond il saute sur le rebord de la fenêtre, d'un autre bond il saute dans l'appartement, et il visite, vérifie si tout est en place, si la poussière a été faite, se glisse entre les jambes faisant le dos rond pis ronronne s'il est satisfait et repart dans le jardin par la même fenêtre. Quand on rentre à la maison et qu'il est dehors, il nous accueille dans la cour avec des miaulements, vient à notre rencontre et réclame des caresses.
Ensuite il nous précède jusque devant la porte de l'appartement, attend le museau collée contre la porte qu'on ouvre et hop, se précipite en premier pour contrôler que rien n'a changé puis repart béat après quelques minutes. C'est mon préféré celui-la, un véritable amour de tendresse.

Alors et c'est pas une preuve ça, qu'on peut aimer les animaux et détester les fumiers qui les laissent chier dans la rue? Et quand bien même je ne les aimerais pas (les animaux, parce que les fumiers c'est sûr, je ne les aime pas), je les respecte (les animaux, parce que les fumiers c'est sûr, je ne les respecte pas) parce qu'ils appartiennent à notre environnement, à notre monde. Mais c'est justement pour ces raisons, d'amour et de respect, que je n'en veux pas à la maison.
Je ne me sens pas le droit de les priver de leur environnement originel (la nature) pour les faire vivre en ville. Je ne me sens pas le droit de leur imposer une nourriture qu'ils n'auront pas choisie et en quantité "appropriée"(?!). Je ne me sens pas le droit de leur imposer de faire là où c'est permis et surtout quand moi j'aurai décidé qu'ils peuvent sortir pour faire. Je ne me sens pas le droit de les dorloter selon mon bon plaisir et les ignorer lorsque je n'ai pas le temps (ou l'envie). Je ne me sens pas le droit de les empêcher de renifler la croupe de leur congénères (ou même des humains) lorsque la période est propice. Je ne me sens pas le droit de leur défendre de se reproduire quand et comme bon leur semble. Je ne me sens pas le droit de leur interdire de manger des crottes, se rouler dans les charognes et courir dans les flaques d'eau boueuse. Bref je ne me sens pas le droit de leur imposer mon style de vie à moi, que j'ai personnellement choisi sans leur consentement, pour ma satisfaction égoïste d'avoir une compagnie animale quand j'en ressens le besoin. Mais bon, c'est mon opinion, et il peut y en avoir d'autres, bien sûr, à la différence que ma position n'engage que moi sans emmerder les autres, contrairement à la merde sur le trottoir, genre, si vous voyez ce que je veux dire.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Enfin un avis tranché, clair et juste sur la question. Je suis d'accord avec tout, ou presque (j'aime pas beacoup les chats !).

13 novembre, 2005 00:01  

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