dimanche 22 septembre 2013

Festival: L'Open-Air Foto Festival à Český Krumlov

Ça faisait un bout de temps que je ne vous avais pas fait de publie sur un festival, presque 6 ans dis-donc (et c'est pas faute aux festivaux, nombreux en ce pays). C'que le temps passe qu'on s'en rend même pas compte... Alors je me rattrape aujourd'hui, parce que je vais vous parler d'un festival photo qui s'est déroulé le week-end du 8 et 9 Juin 2013, juste après les inondations catastrophiques, que je m'en demandais si seulement il ne serait pas annulé, le festival.
Ben non, rendez-vous compte que non, que fort heureusement annulé il ne fut pas, et je pus ainsi m'y rendre avec ma tendresse d'amour en toute sérénité, parfumés au baume d'enthousiasme que nous étions tous les deux.

Alors je présente tout d'abord mes excuses à mes lecteurs qui ne seraient pas branchés "photo". D'entrée de jeu, vous pouvez éviter de lire la suite de cette publie qui sera entièrement consacrée à ce sujet ainsi qu'au festival. Tout rentrera dans l'ordre à partir de la publie suivante, et l'histoire, la culture, et l'art seront remis en avant sur le pied d'Estelle comme à l'accoutumée. Ceci-dit, n'en jetez pas ma publie pour autant, et profitez au moins des jolies photos, que j'ai eu un plaisir indécent à cliquer pendant (presque) tout le week-end.

Et donc ça faisait quelques mois que j'étais au courant de ce festival, pour lequel j'affûtais mon matos afin d'être top prêt à la date prévue. J'avais même acquis pour l'occasion certains luxueux équipements de la marque Canon, mais je vous passe les détails afin de ne pas vous ennuyer avec, et ensuite parce que la marque ne me verse aucun dividende pour cette publicité flatteuse (bien qu'elle pourrait, la marque, m'envoyer des échantillons gratuits de matos coûteux). Entre temps, et seulement une semaine auparavant (1er et 2 juin) il y eut la foire aéronautique de "Pardubice" qui tourna à la catastrophe: temps pourri augurant les inondations, caractérisé (le temps pourri) par une pluie diluvienne incessante, et absence de 80% des avions en vedette (selon mon pote "Jarda", l'expert en avion).
C'est bien simple, malgré que nous fumes sur place à "Pardubice" avec pour objectif cette foire, le temps fut samedi si exécrable que nous finîmes par donner priorité à des visites culturelles dans les environs, et dimanche matin, du fait que le temps, bien loin de s'arranger, tournait aux cavaliers de l'apocalypse un jour de jugement dernier, donc dimanche matin, nous prîmes la direction de notre palace praguois en bord de rivière afin de parer aux grandes eaux annoncées. Et donc ça, c'était seulement le week-end d'avant le festival de la photo. Inutile de vous dire que j'étais à des années lumières d'espérer que l'évènement aurait lieu le week-end suivant, compte tenu de ce qui se passait dans toute la Bohême. Eh bien si, il eut lieu, le festival. Comme quoi si dieu existe, il fait de la photo, c'est sûr.

Et il eut lieu dans cette fabuleuse ville de Český Krumlov, qui est à elle seule une raison valable de déplacement. Nous arrivâmes samedi en fin de matinée, et après avoir pris nos quartiers en nôtre hôtel, nous partîmes à la recherche de nos accréditations. Une fois dûment accrédités par 2 bracelets de couleur autour du poignet (1 rouge pour les 2 jours, 1 noir pour la nuit), nous trottâmes à la découverte des nombreuses activités qui se déroulaient en les divers endroits de la ville historique.
Et croyez-moi, y en avait velu de partout, du quoi faire et photographier:
- ateliers, workshops, séminaires, laboratoires et histoires drôles...
- body painting, photographie sous-marine, saltimbanques et courses de cochons d'Inde...
- technique, équipement, prêt de matos, essayage, éclairage, soft-box et porte-clés bip-bip...
- post-production, software, impression, écrans et gadgets saugrenus...
- décors, enjolivures, effets spéciaux et vaseline parfumée...
- évaluation de ses propres photos par des experts, discussions, lectures et engueulades...
- même un coin "gnafrons", baby-sitting et main dans le cambouis (photo) pour les plus jeunes...
- et pour les plus grands, samedi soir, nuit glamour, DJ music, beach-party, private lounge, night beach-stage, outdoor patio... (rassurez-vous, si vous ne comprenez pas tout, c'est que vous n'êtes pas expert en photographie, et c'est pas mal, vous frappez pas).

Alors en journée, les acteurs étaient tous fabuleux (et ils étaient nombreux, j'peux vous dire):
- Les saltimbanques rétros talentueux et top photogéniques.
- Les splendides body-painted (je dois dire que le peintre avait un fabuleux talent, et pas seulement en peinture, mais en accessoires également).
- Les magnifiques filles en frou-frous glamour.
- Le personnel d'accompagnement.
Tous étaient fabuleux d'affabilité, de sourire, et d'obligeance bienveillante. J'ai shooté quelques 1500 photos en 2 jours, et pourtant j'ai fait gaffe à ne pas cliquer n'importe quoi, même si c'est gratuit.
Mais comme d'hab, je ne vais en conserver qu'un dixième, et seule une petite poignée va finir au Louvre à la place de la Joconde.

Bon, le samedi soir s'est terminé tard, très tard, mais moi et ma chérie d'amour on a fait sobre. Après-tout, on était là pour faire des photos, et pas pour se mettre minable et maudire sa gueule de boaaah le lendemain. Parce que justement, dimanche matin, retour en piste pour les acteurs comme pour les spectateurs, et je peux vous dire qu'après la très courte nuit pour certains (cf. nuit glamour, DJ music, beach-party, private lounge, night beach-stage, outdoor patio...), ce fut difficile (pour certains). A 11h, nous nous immisçâmes dans le cours théorique "de comment prendre de super photos en condition de lumière pourrie" (soit 90% des cas), lequel atelier fut suivi d'un workshop "de l'usage du flash en extérieur avec soft box et parapluies réflecteurs".
Intéressant, vraiment top intéressant, surtout lorsque présenté par un professionnel et xpert qui maîtrise son sujet. Pour vous dire, même moi qui suis à la photo ce que Bocuse est à la casserole, ben même moi j'ai appris des choses (pour vous dire). Ceci dit, c'est pas à la portée de Mr Nimporteuki, de faire des photos de pro à trois réflecteurs synchronisés, parce que le matos utilisé, j'te dis pas les prix (et le poids à trimbaler).

En début d'après-midi, le temps devint pluvieux, et nous décidâmes de rentrer en nos pénates car "ze return of ze inondations" sonnait à la porte. Eh oui, vous ne le savez sans doute pas, mais après le premier week-end d'inondation (dimanche 2 juin), il y eut un retour de manivelle le week-end suivant (dimanche 9 juin).
Cette fois-ci, Prague fut épargnée, puisque les barrages en amont de la ville avaient été vidés durant la semaine, mais ce sont les villes en aval qui prirent grave sur le râble, en particulier "Mělník", "Terezín", "Ústí nad Labem", sans parler de "Dresde", "Halle", "Magdeburg", qui eurent la malchance de récupérer les crues non seulement de la "Vltava", mais aussi de tous les autres petits ruisseaux qui se jettent dans l'Elbe, et qui, suite aux intempéries, furent décuplés (centuplés pour certains) de puissance et de volume.

Bon, mais retour au festival, avec quelques remarques en vrac, comme elles me sont restées dans mon calepin, substitut de ma mémoire trouée. Alors parmi les grands absents, la marque Canon.
Curieux, parce que Nikon était présent, en force, et ses stands techniques étaient particulièrement bien fournis. Depuis quelques temps, vous merdouillez grave Canon. Faudrait vraiment penser à vous ressaisir, comme dirait mon manageur du travail d'où que je bosse.

Ensuite un grand merci à fotolab.cz qui me développa sur place et gratuitement 3 photos en format standard 10 x 15 cm. Bon, c'est vrai, z'auraient pu me l'faire en 28 x 36 s'ils avaient vraiment voulu me faire plaisir :-) Mais à cheval gros nez, on ne regarde pas dedans.

Un super top grand merci à m'dame (m'amzelle?) "Alena Dobrá", en charge de la communication en général, et d'avec moi en particulier, qui répondait prestement et favorablement à mes requêtes par Email.
Ça change de la majorité des "j'en foutre" pignouflards qui vous ignorent tout simplement, et qu'il faut persécuter avec acharnement et par tous les moyens modernes de communication afin qu'ils vous répondent ne serait-ce que "merde". Fumiers foireux arrogants, je vous méprise et vous informe que j'ai dûment consigné vos références en mon registre noir des "attends mon cochon, tu ne perds rien pour attendre qu'un jour ton châtiment viendra d'avec intérêts et dividendes". "Alenko" par contre, vous, vous êtes un amour. Merci.

Parmi les diverses activités, se trouvait également la visite du musée-atelier photographique de Josef Seidel. Alors celui-là, on l'a fait au pas de course soutenu, parce qu'il est ouvert toute l'année, et qu'il mérite nettement plus de temps que ce que l'on voulait bien lui consacrer ce week-end-ci.

Point à fignoler, certains ateliers étaient éloignés. Un peu trop éloignés à mon goût, de quelques 1,6 km pour les 2 extrêmes. Ok, c'est pas bézef me direz-vous. Ok, lorsque vous le faite une fois vous répondrais-je. Mais lorsque vous crapahutez le trajet plusieurs fois, avec quelques 10 kg de matos sur l'épaule, avec 28°C au soleil, avec sans vraiment boire trop de bière afin de rester lucide et ficace, ben avec tout ça, j'peux vous dire que les 1,6 km se transforment rapidement en chemin de croix (j'me demande ce qu'il pouvait bien photographier Jésus, avec son trépied de 100kg? C'est là qu'on se rend compte des progrès fulgurants de la technique depuis 2000 ans).

Autre point à fignoler, encore que pas vraiment pour moi... Dans le château (du reste fabuleux), il est un coin énorme, peu connu du touriste lambda (comme oméga), et qui fiche la chair de poule historique sur les poils des bras (et des cuisses pour les femmes): les caves de Venceslas ("Václavské sklepy").
Il s'agit d'une ville sous la ville, camouflée du voile obscur du mystérieux et nigmatique. Ces caves sur 3 niveaux n'en sont en fait pas (des caves). Il s'agit de la route, qui, au début du XIV ème siècle, permettait d'entrer dans le château. Au fil des siècles, icelui fut agrandi, les fortifications déplacées, d'autres portes furent percées, et ce qui, au début du XIV ème siècle, se trouvait au niveau du sol, devint soudainement en dessous, bien largement en dessous du sol. Là, fut emprisonné (2 fois) le fils du bon roi Charles IV, le roi Venceslas IV ("Václav IV", dit l'ivrogne, cf. l'affaire du Jean de Pomuk), d'où le nom des caves ("Václavské sklepy"), emprisonné par la noblesse tchèque qu'il fut pour "je m'en foutisme aggravé", inconséquence notoire et répétée, et manquement à son devoir de seigneur dirigeant (ah ces beaux temps, où le moindre dérapage des politiques était puni séance tenante).
Pour ces mêmes raisons, Venceslas fut même déchu de son titre d'empereur du St Empire Romain Germanique en 1400 ("Am 20. August 1400 wurde Wenzel als eynen unnüczen, versümelichen, unachtbaren entgleder und unwerdigen hanthaber des heiligen Romischen richs [hochdeutsch: unnützer, träger, unachtsamer Entgliederer und unwürdiger Inhaber des Heiligen Römischen Reiches]"). Bon, et j'en étais où moi...Ah oui, dans ces caves de Venceslas, l'y avait séance photo sur le thème des 7 péchés qu'à pis tôt. Pauv' gens, le froid du tonnerre di diou qu'il faisait dedans, j'te dis pas. J'y suis resté 10 min, fait quelques photos, et pfffuit, je me suis évaporé vers le soleil à la vitesse d'un pet gras sur une toile cirée. Les pauv' acteurs qui oeuvraient dedans, l'enfer ouais, les 7 péchés capitaux. Et donc ça aussi, malgré que la thématique fût sympa, c'était pas top, compte tenu des conditions froidézumides qui régnaient.

Pis aussi en l'école secondaire artistico-industrielle Ste Agnès de Bohême oeuvraient plusieurs jeunes gens: sculpture, poterie... l'exercice étant pour les photographes de saisir l'instant créatif, la saveur du beau. Et justement, il était là une splendide petite, qui frappait en rythme sa massette contre sa pointerolle afin d'élaguer la pierre brute qui prenait une forme de grenouille. Et la splendeur de la belle artiste était exacerbée par la magnificence de son geste. Une grâce intellectuelle s'opposait à une violence physique. L'esprit modelait la matière brute à l'aide de frêles mimines. La sueur authentique du sublime labeur perlait sur son front poussiéreux, et sa saine transpiration attestait du geste sincère, du geste harmonieux qui converge vers la grandeur absolue de l'esthétique, au-delà du ciel, au-delà des dieux, là où les sens de l'humain sont transcendés par le prodigieux au point de l'en faire chavirer de ravissement jouissif. Z'imaginez comme j'ai bien rempli l'exercice? (qu'est-ce que je peux écrire comme couillonneries dans mon calepin, sans dec).
Dommage que ça ne se voit pas comme ça sur ma photo. J'ai encore du boulot devant moi.

Tiens, à propos d'exercice, ça me rappelle une anecdote, pour vous dire oh combien certains gens sont cons (et c'est pas une insulte, mais un diagnostic). L'on était une dizaine de photographes en l'ancien cloître des frères mineurs (franciscains, pas Germinal), en train de shooter un modèle à robe courte insolemment violette (et inversement, robe violette insolemment courte, pour les mauvais en contrepèteries) lové (le modèle) dans un confessionnal baroque marron sous la direction d'un gourou qui arrangeait les lumières et les flashes de façon à ce que l'on saisisse la subtile difficulté du contraste, de l'ombre et de la vivacité des nuances. Clac, flash, bzzz, tchak, clic, zoom, que ça faisait de partout.
Arrive alors un quidam enlunetté, l'aire idiot de prime abord (et c'est pas lié aux lunettes, attention, moi-même j'en porte, parfois, pour lire), et de s'exprimer: "c'est quoi cet atelier?" Clac, flash, bzzz, tchak, clic, zoom... Et le quidam d'articuler plus fort face au silence: "C'EST QUOI CET ATELIER? QUELQU'UN PEUT-IL ME DIRE C'EST QUOI LE SUJET ET QU'EST-CE QUE VOUS PHOTOGRAPHIEZ ICI?" Clac, flash, bzzz, tchak, clic, zoom... Nul d'entre nous ne sentit la force de répondre à une question d'une si grande stupidité, jusqu'à ma chérie d'amour qui finit par lui lancer: "on essaye de photographier l'immobilité du confessionnal, mais il y a une effrontée qui n'arrête pas de se boudiner dedans."

Et sinon parmi les mignonettes qui furent mises à notre disposition, voici quelques noms.
Pas sûr que vous les connaissiez, bien au contraire, mais sachez que parmi ces splendeurs se cachent de vrais mannequins professionnels, des, que vous pouvez voir dans les pubs TV, les magazines (et pas seulement coquins), les catalogues de La Redoute, les boîtes de Vache Qui Rit, ou que les photographes professionnels louent pour les séances glamour à la "Helmut Newton". Tiens, regardez-voir un peu (attention, ce n'est qu'un échantillon non exhaustif):
- "Dagmar Jihlavcová".
- "Petra Radoušová".
- "Dominika Hužvárová", Miss EURO 2008.
- "Marsella Krivonogova".
- "Hana Mašlíková".
- "Míša Haladová".
- "Martina Brazdova".
- "Petra Tana Leitnerová".
- "Lucinka Jánská Šmejkalová".
- "Lada Váňová".
- "Gabriela Brožíková".

Bon, et donc ça, c'était pour les mannequins connus (et encore pas tous), les "fave" que les "high-steppers" de la "fashion zone" s'arrachent. Mais il y en avait d'autres, des moins connus (surtout par moi, parce que j'y connais rien de rien en mannequin glamour fashion), et pourtant ces dames arboraient des attributs splendides. Tout d'abord la tigresse aux cheveux bleus, velues de piercings et peinturlurée de tatouages que c'en était vraiment fort de café corsé. Bon, chuis personnellement pas amateur des rehausseurs artificiels de beauté, mais sa physionomie aux lignes droites géométriques et son regard pénétrant en faisait un remarquable sujet pour mon objectif.
Parmi les plus belles prises, son éclat de rire soudain, relâché, naturel et ordinaire, en complète opposition du personnage drastique, froid, en recherche d'affirmation et de différenciation. Dommage qu'elle s'en brûla son derme diaphane au soleil vernal, les photos nocturnes de la belle ressemblent plus à une recette de cuisson de la langouste de Cuba qu'à une séance de photo shoot. Récemment, j'ai trouvé son nom, "Aneta Nováková". Apparemment un model extrêmement apprécié des photographes du festival.

Seconde splendeur moins connue, la rouquine coquine à taches de rousseurs sur son museau.
La luxueuse couleur de son crin roux était subluminée (sublimement illuminée) par un soleil couchant qui allumait en son pelage de goupil un feu coruscant. Magnifique minois à yeux verts intenses. Malheureusement je n'ai pas retrouvé son nom, et en présence de ma chérie d'amour, je n'ai pas osé demander sur le moment.

Et dernière splendeur dont je vous soufflerai un mot rapide, c'est "Bára" (Barbara en Français). Les premières prises eurent lieu en journée sur la plage, sous le pont, dans le jardin du bourreau Matthieu, où seulement 1 semaine auparavant la Vltava en crue de plus de 4 m déversait des milliers de mètres cubes de flotte pluvieuse.
Vêtue d'un slip de bain vert et d'un Marcel marron, "Bára" était illuminée d'en haut par un teneur d'échelle, transformé pour l'occasion en teneur de réflecteur (panneau réfléchissant la lumière du soleil, comme les boucliers d'airain à la bataille de Sardes, où Cyrus face à Crésus voulait venger son beau-frère Astyage...). Elle faisait la bête lubrique devant les photographes en tirant sur les bretelles du T-shirt, découvrant tantôt le bas, tantôt le haut de sa splendide poitrine en poire, tout en riant à pleines dents. Ah la noble bête. Ses longs cheveux ondulés tout autour de son visage telle une mandorle mariale amplifiaient les rondes courbes de son minois. Ses lèvres étaient charnues, ses dents parfaites, ses yeux malicieux et ses formes baroques. Elle ondulait sur demande, la bougresse ludique.
Plus tard dans la soirée, une fois la nuit tombée et les enfants au lit, "Bára" comme d'autres Vénus répudièrent toute pudeur et divulguèrent entièrement leurs charmes.

Alors personnellement j'aime moins, les filles nues, que vêtues sexy-frou-frou-ouh-là-là. D'abord parce qu'on ne va pas se la raconter non plus, hein, elles ont beau être professionnelles, elles n'en conservent par moins un zeste de pudibonderie naturelle qui affecte leur gestique et leur pose. Deuxièmement, et malgré que la nudité soit totalement naturelle (et bio), elle n'en reste pas moins tabou dans nos sociétés, aussi ces photos sont difficilement montrables à toute audience (t'imagines la trogne de mes collègues si j'exhibe quelques clichés dans mon espace privé de notre espace de travail ouvert?). Troisièmement, et au risque de passer pour un machiste doublé d'un fieffé imbécile, rien ne ressemble plus à une fille nue qu'une autre fille nue.
J'veux dire par là que bon, chacune se compose d'une tête, 2 jambes et 2 bras, une paire de nibards, une paire de fesses, et accessoirement, si vous avez vue sur le chantier, une zibeline plus ou moins fournie selon que madame l'entretient "authentique-spontanée" ou "toilette de printemps", et c'est tout. Bon, les gourmets pourraient rajouter que oui, certes, mais y a encore les formes, genre poires, pamplemousses, melons, pastèques, oreilles de teckel, gants de toilette, oeufs au plat, gras double, mou de veau... Ok ok, mais qu'est-ce que c'est comparé aux milliers de frous-frous, liquettes, négligés, culottes, porte-jarretelles, hisse-mamelles, et autres accessoires bariolés en matières nobles qui décuplent l'appétit? Non? Moi j'pense que oui. Mais bon, c'est selon l'opinion de chacun après-tout.

Ensuite vous trouverez ci-dessous quelques liens, fesses-bouc et autres blogs qui parlent du festival, comme ça, que vous puissiez comparer oh combien mes photos sont plus belles que celles des autres (en toute humilité):
- Le site officiel du festival.
- La page fesse-bouc officielle du festival.
- Un site slovaque, pour vous dire l'internationalité.
- Un magazine pour les zommes.

Alors voilà, perso, j'en retiens un souvenir fantastique de ce premier festival. L'organisation, les acteurs, l'emplacement, le temps... euh non, pas tant que ça le temps, parce qu'il a plu (ce couillon)... mais les autres, tous furent super. Merci à tous, merci pour ce magnifique week-end, et à l'année prochaine j'espère.

2 Comments:

Anonymous Tietie007 said...

Tout ça donne envie d'aller à Prague !

15 octobre, 2013 07:50  
Blogger Strogoff said...

Y a juste que cette fois-ci, c'était pas à Prague mais à Český Krumlov :-)

16 octobre, 2013 07:06  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Retour à la page principale