mardi 15 août 2006

Ailleurs: Český Krumlov, un indispensable

Eh ben voilà, à force de ne pas faire gaffe comme il faut, je vous ai mélangé les 2 publies précédentes sur "Rožmberk" et "Hluboká nad Vltavou" dans des rubriques qu'elles ne devraient pas y être dedans celles là.
Parce qu'en fait normalement, la rubrique visiter est uniquement dédiée aux visites sur Prague, tandis que la rubrique ailleurs est justement sur ce qui est ailleurs, d'en dehors de Prague. Or l'andouille de dindon que je suis est allée te me vous mettre les 2 châteaux de la "Šumava" (en dehors de Prague) dans la mauvaise rubrique (celle du dedans de Prague). Ah ben flûte alors, ça fait désordre confus, mais trop tard malheureusement, c'est publié. Et pour modifier mon blog maintenant, faudrait faire revenir le carreleur portugais et le peintre espagnol, enfin c'est du boulot terrible alors je vais tout laisser comme c'est maintenant, pis tant pis, je ferai gaffe la prochaine fois.

Et donc aujourd'hui, je vais vous parler de "Český Krumlov", le second plus grand château de la République après... hum... lequel est le premier? Le château de Prague ("Hradčany"), ouais, gagné. "Český Krumlov", c'est toujours aussi dans la "Šumava" (en dehors de Prague), pas loin d'à seulement 25 km de "České Budějovice". Alors tiens, question, et pourquoi c'est que les noms des villes sont très souvent précédés de "Český" (accessoirement "České" ou "Česká", soit l'adjectif "tchèque" en Français, accessoirement décliné en genre et en nombre)? Eh bien tout simplement parce que, comme je vous le disais dans une de mes publies précédentes,
la "Šumava" se trouve aux frontières de la Barbarie (Allemagne et Autriche :-) Or en des temps anciens où les mesquins Barbares s'infiltraient régulièrement au sein de la civilisation slave afin d'en espionner le bon goût, le raffinement et l'urbanité, bon nombre d'autres civilisations (gauloises, anglo-saxonnes...) commençaient à ne plus savoir clairement où se trouve la frontière entre le monde évolué et les tribus primitives. Ainsi, et afin de prévenir le moindre doute sur leur localisation, les Tchèques firent précéder les noms des grandes villes du pays par l'adjectif "tchèque". D'ailleurs les Barbares qui comprirent la subtilité plusieurs siècles plus tard, essayèrent de ruiner la notoriété de ces métropoles mondiales en leur donnant des noms dans leur dialecte rustique,
ainsi "České Budějovice" deviendront "Budweis" et "Český Krumlov" deviendra "Krumau an der Moldau", mais personne ne fut aussi naïvement dupe à ce point, et les peuples cultivés savaient depuis longtemps de quel côté de la frontière se trouvait le remarquable par rapport à l'insignifiant.

Bon, ben avec des propos pareils, je suis sûr de me faire couvrir d'éloges par mes ami(e)s germaniques :-) Allez, je vais vous rétablir la vérité vraie.
En fait, des "Budějovice" et des "Krumlov", vous en avez en Bohême et en Moravie. Donc afin de ne pas les confondre, vous avez donc les "Budějovice" de Bohême, "České Budějovice" (et "Budweis" en Barbare) et les "Budějovice" de Moravie, "Moravské Budějovice" ("Mährisch Budwitz" en Barbare), à côté de "Třebíč". Et ne me demandez pas pourquoi en Barbare les deux "Budějovice" ne s'écrivent pas pareil, j'en sais fichtrement rien. Et vous avez donc pareillement "Český Krumlov" en Bohême ("Krumau an der Moldau" mais aussi "Böhmisch Krumau" en Barbare) et "Moravský Krumlov" en Moravie ("Mährisch Krumau" en Barbare), du côté de "Znojmo".
Et maintenant, pour ceux qui se demanderaient mais pourquoi donc est-ce que je traduis "český" (respectivement "české" et "česká") parfois par tchèque et parfois par Bohême (en... et de...), ben parce que c'est un peu compliqué car ça signifie les deux. Le mot "český" signifie de bohême (comme dans "Český Krumlov") mais également tchèque (comme dans "český jazyk", la langue tchèque). Ainsi et selon le contexte, l'adjectif "český" se traduit en Français par tchèque ou de Bohême selon la situation ou le nom qu'il qualifie.
Précisons encore que la Bohême (région) se dit "Čechy", et fait partie avec la Moravie et la Silésie (une partie seulement) de la République Tchèque ("Česká Republika"), et que les noms Tchéquie et "Česko" n'existent officiellement pas, bien que communément employés pour designer la République Tchèque. Fouyouyouye!

Allez, retour donc à notre visite de "Český Krumlov". La première réaction de mon lardon grincheux fut d'objecter:
Lui: "Ah ben non alors", puis "J'veux pas y aller, y a rien à faire là-bas."
Moi: "Ben si, visiter, c'est hyper trop top moumoune "Český Krumlov", tu verras. Imagine qu'il y a des japonais qui payent fortune et attendent années avant de pouvoir y aller, et quand ils y sont, c'est au galop du pas de course qu'ils visitent. Deux heures sur place, clic-clac et hop, retour vers Prague alors que toi, heureux veinard laqué à la sauce de la fortune, tu peux visiter sereinement avec ton papa chéri le temps que tu veux."
Lui: "Ouais, bon, n'empêche chuis sûr qu'il n'y a rien à voir."
Moi: "Ben tiens, évidemment qu'il n'y a rien à voir, c'est d'ailleurs pour ça que tout le monde se presse pour y aller, et que le centre-ville est classé patrimoine mondial par l'UNESCO."
Lui: "Ouais, bon, n'empêche chuis sûr que c'est minable. Et qui c'est Luc Nesco?"
Je n'insistais plus sur les merveilles à voir, et orientais sa curiosité sur les fantastiques glaces pression qu'on y trouve, vous savez, les fameuses "Carpigiani" qu'on tourne 3 fois autour du cornet afin de vous faire en haut une jolie houppette, genre étron canin sur pavé urbain. Du coup nous partîmes, lui toujours aigre-doux mais plus par le manque de sommeil dû au camping que par une volonté intentionnelle d'être insupportable.
Puis au fur et à mesure de la visite, il découvrait les merveilles de la ville et s'adoucit tout naturellement pour être le plus adorable gnafron de la planète.

Bon, allez, un peu d'histoire maintenant. "Český Krumlov" ça vient d’où? D'aucuns diront, et c'est la version officielle, que le nom serait d'origine germanique et viendrait de "Crumbenowe" puis "Krumme Aue" ("Krumm" courbé, tordu... et "Aue", pré, plaine...) ce qui signifierait quelque chose comme "pré tordu", ou "plaine courbée" par rapport aux méandres que fait la rivière "Vltava".
Certes la rivière en fait du lacet sinueux dans ce coin, mais l'origine du nom ne vient pas du tout de là, et n'est d'ailleurs même pas germanique, l'origine. L'origine réelle vient des mots "Krum" (khan de Bulgarie, début du IX ème siècle) et de "Lov" (signifiant "chasse" en Tchèque). En fait, les tribus slaves qui occupaient l'endroit depuis le VI ème siècle en avaient marre que le khan "Krum" vienne passer ses vacances d'été dans la région car il se comportait comme un gougnafier malpropre. La goutte qui fit déborder le vase et qui est consignée en (mauvais) exemple dans le "Codex Diplomaticus Regni Bohemiae" sous le chapitre "Protocole, civilité et bienséance à l'étranger" arriva le 7 juillet 812, lorsque le Bulgare et sa horde de pourceaux crasseux allèrent se laver les pieds
(et autres parties corporelles malodorantes) en amont de la rivière tandis que les Slaves se brossaient les dents dans cette même rivière mais en aval. C'est ainsi que l'on découvrit pour la première fois le dentifrice au "goût bulgare", arôme qui sera par la suite appliqué aux yaourts (périmés?). Bref, après cet incident, les Slaves organisèrent une chasse au "Krum" connue sous le nom de "Krum lov" et qui donnera son nom à la ville. Ces tribus furent ensuite elles-mêmes chassées par les "Slavníkovci" (mais pour différentes raisons), eux-mêmes chassés par les "Přemyslovci", qui y installèrent leurs associés, les "Vítkovci".

Le premier et le plus connu des "Vítkovci" fut "Vítek I z Prčice" qui serait à l'origine de la dynastie, et dont les descendants auront une influence incontestable sur l'histoire du sud de la Bohême et du royaume tout entier. Signalons en particulier son troisième fils "Vítek III" qui sera à l'origine de la lignée des "Rožmberk" dont je vous parlerai plus loin dans cette publie. La ville fut construite en plusieurs étapes. La partie la plus ancienne se trouve juste en dessous du château et servait de résidence aux domestiques, valets, femmes de chambres, bref aux esclaves du seigneur. Son nom tout naturel était "Latrán", du latin "latus" ("lateris" au génitif singulier) soit "latéral" (au château) en Français. Ce nom est toujours d'actualité puisque le quartier originel s'appelle encore ainsi, de même que la longue rue qui le traverse.
La seconde partie de la ville fut construite à partir de la seconde moitié du XIII ème siècle, et le tout fut mentionné dés le début du XIV ème siècle sur la liste du patrimoine de "Jindřich I z Rožmberka" avec veaux, vaches, cochons et épouse. A partir de cette époque la ville va prospérer grandement. Elle obtiendra même le droit de moudre (de la farine), de bouillir (de la gnole), de brasser (de la bière), de faire marché (commerce), de tenir foire (kermesse), de repriser (les chaussettes), et se développera au point qu'en en 1376 l'on recensera déjà une centaine de maisons. "Petr I z Rožmberka" développera son domaine, fera construire églises, couvents, puis fera venir en ville clarisses et franciscains (on se demande bien pourquoi?). Il deviendra ainsi l'un des plus riches princes du royaume, après Bill Gates la reine d'Angleterre bien sûr.

Au XV ème siècle, c'est "Oldřich II z Rožmberka" qui sera la figure marquante du moment. D'abord pour ses sympathies pour la cause hussite, puis après avoir retourné sa veste, pour son soutien au pape et à l'intelligentsia politico-culturelle catholique tchèque chassée de la ville de Prague. Au XVI ème siècle, "Vilém z Rožmberka" réunira les 2 quartiers de la ville ("Latrán" et la vieille ville) afin d'en simplifier l'administration. En effet certains avaient droit de brassage, d'autres de consommation. Certains payaient taxes sur pont, d'autres sur télévision. Certains contribuaient au presbytère, d'autres à l'église. Certains payaient taxe sur sel, d'autres sur sucre, bref le foin dans l'administration. Du coup en 1555, "Vilém z Rožmberka" créa une seule et unique commune, interdisant tout à tous, instaurant taxes sur tout pour tous,
ce qui eût pour saine conséquence, outre la simplification, le renflouage considérable des caisses de la famille permettant ainsi la reconstruction de la ville comme du castel en style renaissance. Cool! Sauf qu'à force de dépenses, le dernier rejeton de la famille, "Petr Vok z Rožmberka", le frère cadet de "Vilém", n'eût plus pécune et dû se résoudre à vendre le domaine au roi Rudolf II. Apres la bataille de la montagne blanche, cette ignominieuse gouape de Ferdinand II (Habsbourg) en cédera jouissance (en 1622) à la famille Eggenberg en compensation du soutien financier que ces derniers apportèrent à l'empereur lors de la guerre contre la Bohême.

Les Eggenberg resteront sur place un petit centenaire, le temps de créer une brasserie et donner leur nom à la bière locale médiocre (forcément, les Eggenberg étaient Autrichiens et pas Tchèques).
Puis lorsque "Jan Kristián I z Eggenberku" aura la mauvaise idée de décéder sans descendance après avoir épousé "Marie Arnoštka z Eggenberku" (née Schwarzenberg), tout le domaine passera dans les mains (en 1719) de cette dernière famille par l'intermédiaire du neveux de Marie Ernestine, "Adam František ze Schwarzenberku". C'est sous son fils, "Josef Adam ze Schwarzenberku", que la ville de "Český Krumlov" deviendra une référence européenne en matière de qualité de vie pour la noblesse nantie (pour les pauvres, c'était comme partout, misère et dénuement). Le château sera reconstruit en style baroque, et la culture y coulera à flot mais l'attraction de l'empereur (d'Autriche), de sa cour et de sa résidence auront raison de la ville qui perdra de son prestige dans le courant du XIX ème siècle.
Enorme avantage en terme architectural, car cette localité ne sera pratiquement pas touchée par l'industrialisation ni la modernisation, et son centre conservera son caractère unique combinant gothique, renaissance et baroque.

Signalons encore qu'à la naissance de la Tchécoslovaquie en 1918, la population germanique (autrichienne) de "Český Krumlov" déclara son indépendance créant le "Böhmerwaldgau" et voulant son rattachement à l'Autriche (nouvelle). Fin novembre 1918, les troupes tchécoslovaques occupèrent la ville pour calmer les tensions, mais celles-ci s'intensifieront entre les années 1920-1938 pour déboucher sur la crise des Sudètes
(avec le "Deutschböhmen", nord-ouest de la Bohême, le "Sudetenland" Moravie du nord et Silésie autrichienne, et le "Südmähren" Moravie du sud). La ville sera libérée en 1945 par les Américains (et non par les bolcheviques), puis la population germanique sera expulsée suite aux accords de Potsdam mettant un terme aux différents entre Slaves et Germains. Ces derniers aujourd'hui reviennent régulièrement et nombreux dans cette région touristique pour profiter à bon marché de la bonne bouffe, de la bonne bière, et de la bonne fesse de Bohême (encore que la fesse est souvent importée d'encore plus à l'Est).

"Bon, ben on va boire un coup avant d'attaquer le château parce qu'il fait chaud quand même" suggérais-je. Et nous bûmes un coup. Bien, je ne vais pas vous le détailler complet, le château, parce qu'il vaut mieux que vous le découvriez de par vous-même, mais je m'en vais néanmoins te me vous donner quelques éléments historiques afin que vous ne soyez pas perdus, des fois que vous eussiez oublié votre petit guide qui va bien.

Le premier établissement humain sur les hauteurs de l'actuel château date de l'époque du bronze (le métal, pas le colombin) comme en témoignent les fouilles (curieuses) archéologiques.
Mais il s'agissait de quelques cahutes rustiques en crottes de biques avec quelque remparts en bois contre les bêtes, les moustiques et les Germains. Rien à voir avec un vrai château. Le premier édifice qui ressemblait à quelque chose comme une forteresse date d'un peu avant la mi XIII ème siècle, sous l'impulsion des seigneurs de "Krumlov" (descendants de ceux qui chassèrent le "Krum"). La partie la plus ancienne de l'édifice est le châtelet et sa tour datant de cette époque (mi XIII ème siècle). Mais attention, la splendide tour telle que vous la voyez fut construite par étapes. Du XIII ème datent seulement les fondations et le premier étage, suffisants pour apercevoir les fielleux Barbares pénétrer sournoisement sur les terres de Bohême. Elle ne fut totalement achevée que vers la fin du XVI ème siècle avec l'apparition des premières lunettes de vision nocturne à infrarouge.
Le châtelet fut suivi par le château supérieur, construit dans la première moitié du XIV ème siècle, puis agrandi mi XV ème siècle.

A la fin du XVII ème, les Eggenberg entameront la construction de l'hôtel de la monnaie, mais il ne servira jamais aux fins qu'il eût dû (servir). Pour info quand même, l'on battait monnaie au château dés 1422 sous les "Rožmberk", mais dans la salle de bain puisqu'elle ne servait à rien. L'on battait ducats, thalers et gros, en gros. Et tandis que le bâtiment (l'hôtel de la monnaie) fut achevé en 1693, un décret de l'empereur Léopold 1er datant de 1702 interdisait de fabricoter son propre flouze au motif que "dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon." (Léopold 1er, avant Michel Audiard) Du coup, et avant même qu'on eût fini de déménager les presses à pièces de la salle de bain, l'on transforma l'hôtel de la monnaie en hôtel d'hôte, pour invités.
Fin de l'info. A cette même époque, la même famille fera construire le splendide théâtre qui sera entièrement réaménagé par les Schwarzenberg dans les années 1760 afin de devenir l'exceptionnellement merveilleuse scène baroque originellement conservée avec décorations, coulisses, accessoires, technique et chewing-gum sur strapontins dont le seul mais piètre équivalent dans le monde serait le théâtre du palais royal de Drottningholm ("Drottningholms slottsteater") près de Stockholm (Suède). Cet unique théâtre est relié au château supérieur par un pont à 3 étages sur piliers en voûte (genre aqueduc), dont la parence actuelle date de la fin du XVIII ème siècle bien qu'à cet emplacement, de nombreux ponts (fermes, levis, dits "chéri"...) en bois permettaient dés le XV ème siècle l'accès de la terre vers le château par-dessus le fossé.
A signaler la fabuleuse vue panoramique sur la ville, la rivière, l'horizon et la culotte des filles en minijupes qui s'offre à vous de ce promontoire.

Et pour en terminer avec le château, mentionnons encore qu'en son enceinte se trouve également une brasserie (hors fonction), un hôpital (hors fonction), une poudrière (un peu en dehors de l'enceinte quand même), une forge, une pharmacie, des écuries, une sellerie (entrepôt à sel), une crémerie (où l'on fabriquait des yaourts au goût bulgare...), des bâtiments nouveaux et anciens d'administration du burgraviat, un GAB (distributeur de billets, hors fonction) et de nombreuses buvettes (pleine fonction).

Puis il y a le jardin. Il date de la fin du XVII ème (enfin tel que vous le voyez aujourd'hui), d'encore sous les Eggenberg, malgré qu'il porte entres autres noms jardin du Prince de Schwarzenberg (en Français s'il vous plait). En gros, il mesure quelque 800 x 150 m et se compose d'herbe, de graviers, de fleurs, de plantes, de buissons, d'arbres, de crottes de chiens, d'oiseaux (en fonction des saisons), d'insectes divers (pénibles en toutes saisons) et d'une fontaine à 4 étages sans ascenseur représentant Neptune se limant les ongles des pieds sous les yeux stupéfaits d'autres divinités des mers, des océans, et du monde à quoi tique en général. Dans le jardin, vous trouverez encore un manège (pour canassons, pas pour enfants), une orangerie (avec serres sans orange), le pavillon d'été "Bellarie",
une rotonde à musique de la mi XVIII ème siècle, et un étang tout au fond, tout au fond.

Tiens, anecdote véridique. La rotonde à musique de la mi XVIII ème siècle se trouvait au centre d'un labyrinthe végétal d'une rare complexité, mais il fut supprimé en 1843 à la demande insistante de la princesse Eléonore Schwarzenberg, après qu'icelle se soit dedans égarée un jour de juillet, et qu'on eût dû organiser une vaste battue pour la retrouver fin septembre (de la même année) saine et sauve grâce au flair développé des bassets cartésiens de son mari dressés à pister le blaireau nidoreux d'Europe centrale dont l'odeur saisissante s'apparentait fort heureusement à celle qu'exhalait la malheureuse après ces quelques semaines de négligence corporelle forcée.
L'on raconte dans la ville que les 4 canidés qui retrouvèrent la princesse perdirent définitivement l'odorat, et que suite à cet incident, les habitants de "Český Krumlov" appelaient leur ville "Eleonorlov", sobriquet qui du reste disparut au fil du temps.

Alors parmi les personnages remarquables qui habitèrent le château, mentionnons quand même le Sieur "Vilém z Rožmberka" (1535-1592). En 1550, il entra au service du roi (Ferdinand Ier), où il fut de suite remarqué pour ses compétences manifestes et son esprit consciencieux.
En 1570, sous Maximilien II, il devint le plus important burgrave du royaume (équivalent de vice-président aujourd'hui). Si important, que lorsque la couronne de Pologne devint vacante, nombreux états de ce pays le poussèrent à la candidature. Finalement il ne se présenta pas, prétextant un retour nécessaire au pays pour cause de vieille tante malade, et c'est finalement Maximilien qui fut poussé par la bourgeoisie, les Prussiens et les Litua nains en novembre 1575 pour assurer ce poste. Bon, maintenant soyons honnêtes, "Vilém" savait très bien qu'il n'avait que peu de chance, alors participer pour ne pas gagner, hein? Non plus. En 1585, il fut fait chevalier de la cloison d'or par le roi d'Espagne Philippe II en personne, ce qui n'était pas spécialement difficile vu que le Philippe était le cousin du Maximilien, alors hop, un coup de fil, et le tour était joué.
Grand amateur d'art, de culture et de beau en général, Sieur "Vilém" fera venir de nombreux peintres et architectes italiens afin de remodeler son castel en style renaissance dont il était devenu fou amoureux après son voyage en Italie (1551 à 1552).

Signalons pour l'anecdote que la tour du châtelet fut décorée par un peintre tchèque (et non italien) dont le nom exceptionnel est à lui seul un poème bucolique, "Bartoloměj Beránek-Jelínek" (soit Bartholomé Agneaux-Petit Cerf en Français. Si si, véridique). Il est pourtant un domaine où notre lascar fut particulièrement affligeant: le couple.
Ce bougre de vaurien épousera 4 femmes, "Kateřina Brunšvická" en 1557, "Sofie Braniborská" en 1561, "Anna Marie Bádenská" en 1578 et "Polyxena z Pernštejna" en 1587, mais ne sera pas fichu d'avoir la moindre progéniture. Il décèdera en 1592 sans descendance, laissant à son frère cadet "Petr Vok z Rožmberka" des dettes énormes qui obligeront le pauvre gars à vendre le domaine. Sur son lit de mort, "Vilém z Rožmberka" aurait demandé un verre de vin, le premier verre de vin de sa vie, et avant de s'éteindre aurait bredouillé dans l'oreille de son confesseur "J'comprends pas mon père, j'comprends pas... car Dieu m'en est témoin... je les ai arrosées copieusement, toutes..." puis il rendit l'âme.
Selon ma femme de ménage à qui je dû expliquer l'anecdote, lorsque passant la serpillière sous les pieds de mon ordinateur elle me demanda ce que j'écrivais, l'absence de gnards Rosenbergois serait de toute évidence liée à Monsieur, et pas aux Dames. "Trop serrés les slips, Vilém portait des slips trop serrés à l'entrecuisse ce qui bloquait partiellement la circulation sanguine empêchant ainsi un refroidissement optimal des roubignoles qui devinrent sèches comme des figues. Je le sais, j'en parle souvent à mon gendre..." Je finis par échapper aux rationnelles explications historico-familiales prétextant une course chez le tabagiste, et poursuivis ma publication quelques minutes plus tard tandis que ma femme de ménage attaquait la montagne de repassage dans la pièce voisine.

Puis je ne peux pas non plus vous passer sous silence le fameux épisode de la chasse au c... au cerf. Cette histoire véridique se déroule au printemps 1732, sous le règne de l'empereur du Saint Empire Romain Germanique Charles VI, et met en scène le dit empereur et le malheureux "Adam František ze Schwarzenberku" (Adam François Schwarzenberg). Les deux bougres se connaissaient bien, même très bien. En 1720, "Adam František" devint palefrenier en chef au service de l'empereur, de fait un brin confident, un tantinet conseiller, mais bougrement acolyte en matière de canasson, bourrique et autre vieille carne. Et ce qui les liait le plus comme cochon, ces deux zèbres, c'était le cerf, la chasse au cerf. Un jour, tandis que l'empereur et son cortège s'en revenaient de Nantes en direction de "Český Krumlov" où l'on s'empressait de préparer son arrivée,
il décida de faire halte au château de "Brandýs nad Labem" afin de s'adonner à son sport favori, la chasse au cerf. "Sont gaillard'ment couillus les bestiaux d'céans!" aurait dit l'empereur pour justifier son escale.

Ainsi le 10 juin 1732, la troupe de joyeux sportifs et toute son équipe de ramasse-balle, porte-caddie et souffle-trompette se mit en route vers la forêt, "Adam František" aux côtés du Charles racontant des histoires drôles. Arrivé sur place, hop, tout le monde descendit prestement de cheval, et courut s'embusquer chaotiquement dans les fourrés et à la meilleure place avant qu'un autre ne la prenne, vite, vite. Tiens, imaginez cinq p'tits vieux qui rentrent dans un bus à l'heure de pointe et qui aperçoivent en même temps l'unique place assise libre, pareil.
C'est ainsi que Charles et Adam François se positionnèrent fort habilement, à seulement 60 mètres de distance, l'un face à l'autre qui plus est, de sorte que les tirs ne pouvaient que se croiser. L'on fit sonner trompettes, les rabatteurs lâchèrent les chiens, Charles un pet, puis l'on attendit. L'on attendit quelques bonnes minutes, et soudainement, quelques bestiaux sortirent du bois et coururent en direction des sportifs hasardeusement embusqués. Charles épaula, visa, et fit feu. "Himmel herr gott sakrament nochmal! eut-on pu entendre en provenance du fourré impérial. La bille de plomb avait certes loupé sa cible, mais pas le tronc d'arbre qui se trouvait à seulement 30 cm d'Adam François. "Mais quelle andouille, j'le crois pas, c'est qu'il irait me trouer la couenne cet ostrohongrois" pensa-t-il.
Se levant de derrière son bosquet, Adam François se mit à crier en direction du monarque "Le cerf Charles, pas l'frenier!!!" Au même moment et dans la même fraction de seconde, un autre cerf traversa le champ de tir et avant même que "Adam František" ne se soit mis à couvert, son altesse impériale fit à nouveau feu avec, cette fois-ci, nettement plus de succès. Certes le projectile avait à nouveau manqué le cerf, mais pas le frenier en chef qui s'écroula. "Kruzifix halleluja... Scheiss donnerwetter!!!" eut-on pu entendre en provenance du fourré. Le malheureux Adam François fut aussitôt transporté au château de "Brandýs nad Labem" où il se confessa avant de recevoir l'extrême-onction. Il décéda dans la nuit, vers 3h du matin et quelques 10 heures après le fatal accident.
L'on sait du rapport d'autopsie et d'expertise balistique que la "mort est due à une blessure d'entrée à angle droit par le flanc gauche faite par le passage d'un projectile d'arme à feu ayant perforé le foie, l'estomac, l'intestin, la rate, le rein gauche et le pancréas". Et si vous visitez le château de "Eleonor..." euh... de "Český Krumlov", vous pourrez encore y voir les habits que portait Monseigneur au funeste moment, et dessus la vareuse, le trou occasionné par l'impact. Le plomb lui-même, retiré de la dépouille lors de l'autopsie, est exposé.

L'enquête qui fut menée par la suite conclut à un tragique accident intervenu en de banales circonstances, sans faute intentionnelle commise d'une part ou d'une autre. Les dernières lignes du rapport suggérent néanmoins à l'empereur de consulter un oculiste dans les plus brefs délais. Selon certaines mauvaises langues, l'empereur aurait eu (voire entretenu) une relation libidineuse d'avec Madame Schwarzenberg (née "Eleonora Amálie z Lobkovic") et lors du coup de feu, il aurait confondu le cerf avec Adam François à cause des cornes sur la tête (oh l'escargot, quelle drôle de petite bête...).

Puis vu qu'on en est aux anecdotes, alors tiens, une autre qui concerne la France, hein, histoire de redonner de l'intérêt pour ma publie aux lecteurs français. Notre malheureux Adam François aura un fils, Joseph Adam, qui aura un fils, Jean, qui aura un fils Joseph qui prendra pour épouse "Pavlínu ze Schwarzenberku" (Pauline, née Ahrenberg). Le 1er Juillet 1810 à Paris, Charles Philippe Schwarzenberg (un cousin germain... non autrichien, ambassadeur) organise à l'ambassade d'Autriche une grande sauterie en l'honneur du mariage (2 avril 1810) de Napoléon et de Marie Louise (fille de l'empereur François 1er d'Autriche) que l'empereur français avait épousée après son divorce d'avec Joséphine de Beauharnais parce qu'elle était stérile (trop serrés les slips...).
Et tandis que le bastringue bat son plein, fort de quelques 1500 convives, le feu éclate. Paf! Et pas le piètre petit brasier d'rien du tout d'au bout de l'allumette, non, l'incendie du tonnerre di diou d'nom de d'là. Teintures, boiseries, plafonds, robes, cheveux, moustaches, serviettes en papier et gobelets plastiques... tout prend feu partout, l'enfer! Ca crie, ça hurle, ça se bouscule, ça trébuche, ça se fait dessus et ça brûle... Et parmi la centaine de victimes, on déplorera la pauvre Pauline Schwarzenberg,
totalement carbonisée comme un chamalow tombé dans la braise et qu'on identifiera grâce à son diadème incrusté dans la peau du crâne comme une fève des rois. Et c'est suite à cet incendie, que Napoléon Bon Appart créera le 10 juillet 1811 le corps militaire des sapeurs du génie de la Garde impériale, premier corps militaire de sapeurs-pompiers, qui par décret du 18 septembre 1811 deviendra le bataillon de sapeurs-pompiers de Paris, eh oui. Par contre il faudra encore attendre quelques dizaines d'années avant qu'on ne mette les sirènes hurlantes sur les camions rouges.

Autre anecdote, tiens, "don Julius Caesar d'Austria", ça vous dit quelque chose? Rien à voir avec "Gaius Julius Caesar", "LE" Jules César. Il s'agit de l'aîné des enfants bâtards de l'empereur Rudolf II et de sa maîtresse "Kateřina de Strada" d'avec laquelle il aurait eu en tout 6 rejetons. Malgré sa descendance extra conjugale, Rudolf en bon père promulgua élevage mondain à son corniaud. Il lui attribua ainsi jouissance du castel de "Český Krumlov", l'envoya étudier chez les moines, et lui offrit la dernière Mega Play Cube Cyber Station pour ses 20 ans. Pis les hormones commencèrent à lui monter à la tête (et ailleurs) et il tomba amoureux de la fille du barbier de céans (et pas de céville),
une certaine "Markéta Pichler" qu'il invita un jour à jouer dans sa chambre. Selon le chroniqueur de la famille "Rožmberk", "Václav Březan" ("Rožmberske Kronyky Kratký a Summowni Weytah, Compendium Historiae Extractum Anno Domini M DC IX Mense Novembris Trebonae"), qui continuait à chroniquer les évènements de la ville après la disparition de la dite famille, une épouvantable dispute éclata entre les deux tourtereaux lorsque la petite proclama: "ouais z'y vas tête de gnouf, l'est ravepou à ièche ta Mega Play Cube Cyber Station". Ce à quoi le gâté-pourri répondit "Koi? ravepou à ièche ma Station? Wesh wesh mé c'est portnawak, té chtarbé d'la teuté ou koi, t'as rien kifé d'la vie!",
puis se jetant sur la pauvre enfant la battit comme plâtre, la larda comme culotte de boeuf, puis la présumant très passée (enfin suffisamment), la précipita par la fenêtre. Mais son heure n'était point venue, et choyant sur des ordures qui amortirent la culbute, elle finit par rouler au bas du château où elle fut retrouvée, ramenée, soignée puis guérie (au lit). Lorsqu'il apprit le fin mot de l'histoire, le dément ordonna au père de la pauvrette de la lui livrer aussitôt (et nettoyée), mais le barbier refusa, conscient du sort que le déséquilibré réservait à sa fille. "Don Julius" fit alors embastiller le pauvre homme accompagnant menace de pendaison dans la rivière, mais après plusieurs semaines de captivité,
son épouse livra sa chère enfant au maniaque préférant perdre sa fille que son mari, source de revenu et de bonheur conjugal. Et ce qui devait arriver arriva. L'aliéné massacra bestialement la jouvencelle, s'acharna férocement sur son cadavre encore chaud puis mutila le corps de la belle enfant à coup de Mega Play Cube Cyber Station "dans sa gueule". Inutile de vous dire que la honte, l'opprobre et l'infamie tombèrent sur la famille impériale, blâmée par la populace comme par la noblesse.

Rudolf II furieux assigna sa bête sauvage et criminelle à résidence perpétuelle au château où il mourut 1 an et quelques mois plus tard (en 1609) dans la démence totale d'asphyxie pulmonaire des entrailles de la rate.
Les données neurophysiologiques et l'imagerie cérébrale pratiquées lors de l'autopsie révélèrent que "don Julius Caesar d'Austria" souffrait depuis sa plus tendre enfance de schizophrénie vertébrale de l'orteil encéphalique dûe (la schizo) à un manque de glutamate décarboxylase dans les récepteurs NMDA qui fixent l'acide aminé artificiel N Méthyle D Aspartate et que l'on trouve dans la membrane des dendrites des cellules granulaires ainsi que des cellules du CA1 de l'hippocampe mais également de certains neurones du néocortex (rarement cependant). "Trop serrés les slips, don Julius portait lui aussi des slips trop serrés, ce qui explique le manque de glutamate décarboxylase dans les récepteurs NMDA qui fixent l'acide aminé artificiel N Méthyle D Aspartate et que l'on trouve...".
Ma femme de ménage venait juste de passer derrière mon dos, lire par dessus mon épaule, et m'apporter l'incontestable explication de la schizophrénie de "don Julius Caesar d'Austria". Alléluia!

Et pour en terminer sur l'autre bougre schizophrène, mentionnons que selon les ordres de papa 'Dolf, le corps du forcené fut temporairement déposé dans l'église du couvent des Minorites
(branche schismatique de l'ordre franciscain) en attendant que les esprits se calment mais également afin de lui trouver une place confortable et définitive dans un lieu plus approprié à une dépouille certes fripouille et bâtarde, mais demi-impériale quand même. Puis entre-temps, ben le roi Rudolf s'en adonnait grassement à ses hobbys fantasques, et étant lui-même sujet à dérangement de la raison (dépressions, délires...), il en oublia les restes de son rejeton. Il décèdera au tout début de l'année 1612 sans que personne ne se préoccupe du cadavre de "don Julius" et selon toute vraisemblance, il se trouve toujours et encore dans la dite église du couvent.
A aujourd'hui, personne n'a retrouvé la fameuse tombe, alors si vous avez du temps libre, une pioche, une pelle, et des pinceaux en brosses à dents, voilà une bonne idée d'occupation pédagogique pour vos vacances en famille.

Et tiens encore, puisqu'on en parle des vacances en famille, un autre truc hyper sympa dans la ville de "Český Krumlov" (mais pas que là), le canoë-kayak. Si jamais vous visitez à la saison qui va bien, c'est à dire quand il fait assez chaud et assez beau (je ne spécifie plus de mois ni de saison, parce qu'en ce moment il fait 13°C, comme en novembre),
vous verrez plein de gens sur des canoës et des kayaks. Et oui, parce que c'est un truc hyper en vogue ici en Tchéquie, la descente de rivières, pépère. Il suffit de louer l'indispensable matériel auprès d'un des nombreux loueurs d'indispensable matériel, et hop, sans même être un champion de la rame, vous vous laissez glisser sereinement le long du courant jusqu'à ce que vous en ayez assez. Trop fort! En fin de journée, vous faites halte dans l'un des nombreux campings archi-bondés le long du cours d'eau, après 30 min de queue à la buvette vous dégustez de la bière chaude parce que le système de refroidissement ne suit pas le volume débité, vous ne vous douchez pas, parce que quand bien même vous feriez l'effort de patienter 1 heure que l'unique cabine se libère,
il est fort à parier que cette seule douche du camping (payante de surcroît) soit bouchée et glaciale, vous laissez votre embarras dans les fourrés parce qu'il n'y a que 2 toilettes (sans papier) pour 200 personnes, et finalement vous ne dormez pas de la nuit parce que les milliards de moustiques (forcément, au bord de l'eau) ronflent tellement fort... Enfin du bonheur, sans dec, et je sais de quoi je parle, je l'ai vécu. Aussi je comprends tout à fait que ce soit si populaire en Tchéquie, comme activité. Genre, le ski dans les Alpes pendant les vacances scolaires ou la plage de Méditerranée le 1 août c'est de la bouffonnerie facétieuse.
Mais je vous ferai une publie spécifique rien que là-dessus, parce que croyez-moi, un plaisir pareil ne peut pas se raconter en quelques lignes. Donc pour dire, le canoë-kayak à "Český Krumlov" (comme ailleurs), je recommande vivement, pour ceux qui veulent se faire une idée de ce qu'est le bonheur à la campagne.

Alors je vais en rester là pour aujourd'hui, parce que je viens de me rendre compte que je vous en ai mis une bonne plâtrée qui devrait vous faire la semaine.
J'aimerais encore toutefois insister sur le fait que "Český Krumlov", la ville comme le château, sont absolument splendides, uniques, fabuleux, et sublimes, et que si de surcroît vous y ajouter un brin de soleil et une température clémente, alors vous trouverez là de quoi émerveiller vos mirettes comme celles de toute la famille. Je ne saurais que trop vous conseiller de vous y attarder au moins 2 jours (un pour le château et un pour la ville), d'autant plus que l'atmosphère nocturne dans les ruelles étroites est inoubliable.

Vous trouverez sur place hôtels (jusqu'à 5 étoiles) comme pensions (le mieux) à des prix variables mais équivalents à la norme praguoise (idem pour la restauration), alors comme dans tout lieu hautement touristique, et à Prague en particulier, demandez, comparez, pesez, considérez, réfléchissez et appréciez avec discernement et bon sens, mais surtout allez-y.

4 Comments:

Blogger Cangrande said...

Bonjour, Monsieur "Strogoff",

et merci beaucoup pour votre texte et photographies de Cesky Krumlov. I may even read the text one day (which is kind of difficult for me, being that my knowledge of French is somewhere between zero and sub-zero). For the moment, I have to be content enjoying the photos (we had gone oursevels to the area of Cesky Krumlov for a short bus trip on last year's first advent weekend).
As you probably know yourself, your picture of the Saint with a halo behind his whole body is absolutely outstanding: people enjoying the miraculous view from the castle down into the Moldau / Vltava valley - and the real miracle happening unnoticed right above their heads :-) - phantastic!

Of course I did also take a glance at a few Prague photos of yours and your "best of" blog. I first got introduced to Prague through the outstanding b/w photos of Karel Plicka (above all his roof-shots with the old tiles), still enhanced by their presentation in a volume printed in heliogravure. Since then, I have collected quite a few more photo books of the city. By any comparison, your picture of the Charles bridge at sunset (taken from Kampa island?) is superb!

I've seen Prague the last time some quarter century ago. These days, everything probably looks a lot nicer than during the communist rule, when the crumbling walls of the old houses where held up by rusty scaffolding. That did conjure up the enchanted atmosphere of old Golem days, but most likely did not charm the inhabitants to quite the same extent.

Thanks a lot and keep up the good work!

Cangrande

13 janvier, 2007 09:16  
Blogger Strogoff said...

Dear Cangrande, thanks a lots for your kind remarks. I think you have written the longest comment I ever had on my blog :-)) My pictures are not that "good" as you say, mainly cause I'm not an "artist" (or professional) but just a witness of what is around me. Other guys do a much better job with their cameras (click some links on my blog). The thing is that I am not trying to "create", but just to portray and illustrate my texts. Now if some pictures look better than others, it is a pure fate of chance. And there is no talent in shooting a good picture when the subject (most often Prague) is so great. Anyway thank you again for your appreciation and for your kind feed back. Strogoff.

14 janvier, 2007 11:13  
Anonymous Anonyme said...

je connais ce Krumlov là, c'est un lieu magnifique, en dépit de son histoire tourmentée et pas toujours heureuse. Comme quoi, mème les larmes font pousser des fleurs.

Le style échevelé du commentaire m'a parfois ébouriffèe mais je suis allée jusqu'au bout. CA VA BIEN, DONC!

Claire S.

23 janvier, 2009 18:30  
Blogger Strogoff said...

Echevelé ? Genre ébouriffé, désordonné ? Ah ouais ? Et pourtant j’ai fait un brouillon avant, avec une ligne directrice et des points principaux à mentionner. Ca doit être mon style alors. Ceci-dit, merci pour votre commentaire, Claire. Ah oui, Český Krumlov c’est beau (magnifique ?). Mais pareil, c’est devenu tellement touristique, tellement « faut l’voir ‘bsolument », tellement… que ce n’est même plus authentique comme avant. Genre tout est aux prix praguois, l’accueil comme le comportement des indigènes. Et ça, c’est bien dommage, ça enlève un peu au beau je trouve.

26 janvier, 2009 08:11  

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