jeudi 27 février 2014

Ville: Le Bruncvík du pont Charles

Allez, je vous en fais une (publie) complète sur une statue bien particulière du pont Charles, parce qu'elle le mérite vraiment, z'allez-voir. Je ne vous rappelle pas les publies concernant le pont Charles, vous pouvez les googler sur la toile, et je ne vous rappelle pas non plus les publies où j'ai mentionné le "Bruncvík", y en a trop plein. Mais comme je n'ai jamais vraiment détaillé le quoi du comment de "Bruncvík", ben tiens, paf ça tombe bien en plein dans l'à propos.

Tout d'abord "Bruncvík" se prononce "Brountsvique" en Français, et provient fort probablement de l'Allemand, comme vous verrez dans la suite de mon exposé.
Ensuite la statue actuelle qui se trouve exactement là 50.0866300N, 14.4093542E, au pied du premier pilier du pont Charles sur l'île de "Kampa" date de 1886, et bien qu'originelle (de 1886) elle n'est que le remplacement de diverses autres statues qui se trouvaient exactement (ou presque) à cet emplacement au cours des siècles. Mais commençons par le début, par le "mais qui c'est-il donc que ce fameux "Bruncvík"?"

Il était une fois un certain prince mythique "Žibřid" ou "Štylfryd" selon les éditions, qui vivait en Bohême. Pis un jour, il décida de voir le monde. Les raisons de cette décision sont nombreuses (à nouveau selon les éditions de l'histoire), soit parce qu'il était voyageur dans l'âme, soit parce que l'aigle noir sur le blason du pays ne suffisait pas, et il voulait y mettre coûte que coûte un lion (pour damer le pion aux Luxembourgeois), ou encore, selon mes potes de bistrot, parce que sa femme était moche et qu'on n'avait pas encore inventé le divorce en ces temps-là. Peu importe, il partit donc avec sa clique de têtes brûlées dans le monde, et d'aventure en aventure, où il rencontra le roi Olibrius qui lui vendit une épée magique (cf. plus loin), où il rencontra l'oiseau monstrueux Noha qui fit chavirer son navire sur l'île infernale du Magnetistan, où il rencontra l'ogre mou Hollandius qui l'imposa à 75% sur les trésors qu'il allait potentiellement découvrir... et d'aventure en aventure donc, il finit par filer un coup de main à un vieux lion pelé qui s'en prenait une raclée par un griffon cracheur de feu et péteur de méthane. Une fois sauvé, le lion et "Bruncvík" devinrent potes à vie (mais sans s'homo-marier), et depuis, le lion est l'emblème de la Bohême, ainsi que de la République tchèque dont le blason se compose de 2 fois le lion bohémien, d'une fois l'aigle morave et d'une fois l'aigle silésien (j'te dis pas le ménage à Troyes). Notez que ce fameux lion de Bohême possède 2 queues, particularité spécifique du lion de Bohême dont les exemplaires vivants sont malheureusement éteints depuis plusieurs centaines d'années.

Alors pourquoi 2 queues me demanderez-vous? La raison est simple. Après avoir, comme d'habitude, prétendu que la queue du lion de Bohême était plus longue que la queue des lions des autres pays (ce qui était vrai par ailleurs), après que les autres rois ne faisaient rien d'autre que de dire que c'était pas vrai (alors que ça l'était), bref après tout ça et pour couper court à la polémique, le roi de Bohême d'à l'époque décida alors de la doubler (la queue du lion), selon la prosaïque formule "c'est peut-être pas la plus longue, mais mon lion en a deux". Ce à quoi les autres rois lui rétorquèrent que leurs lions en avaient 2 aussi (sauf en Turquie où elles finirent au beurre noir sur la poêle du grand vizir d'Istanbul), et l'affaire en resta là, sur ce malentendu. A part au Luxembourg où le roi s'empressa de copier le lion de Bohême afin de ne pas être en reste (tout ce que je fais, mon âne, mon âne, tout ce que je fais, mon âne le refait). La Bohême menaça alors qu'elle allait s'en aller lui foutre un poing sur la gueule et un pied au cul s'il s'évertuait à continuer à ne rien faire d'autre qu'à faire chier son monde. Mais en 1310, Jean de Luxembourg épousa Zézette de Bohême, et les pays harmonisèrent les queues des lions à la même longueur, supérieure cependant (et de loin) aux queues des lions (et des rois) des autres royaumes (les boules -une paire- pour eux moi j'dis).

Alors pour ceux qui auraient senti dans l'histoire de "Bruncvík" et du lion comme une odeur de Sinbad le marin, de l'Odyssée d'Ulysse d'Homère (d'alors), d'Yvain de la Table ronde d'Arthur, de Tintin et Milou ou encore de nombreuses autres légendes aussi vieilles qu'anciennes, pas étonnant, car toutes remontent loin loin dans la mémoire des hommes de toutes races et de toutes religions.
Le déroulement des faits comme les traits des personnages furent plus ou moins adaptés pour les besoins spécifiques du moment et du lieu, mais le noyau dur du combat entre le faible et le puissant, secouru (le faible) inopinément par un héros devenu ainsi son inséparable copine, donc ce noyau dur remonte à la nuit des temps. La nôtre d'histoire tchèque, celle de "Bruncvík", aurait été inspirée par Henri le lion, résidant en la ville de "Braunschweig" (comme par hasard) en Basse-Saxe, qui, lors de son pèlerinage en Terre-Sainte, vit un lion se faire mettre grave par un dragon cracheur de feu... Bon, et vous connaissez la suite... Sachez encore qu'en souvenir (du lion), Henri fit mouler un bronze vers 1166, bronze toujours vivant et d'un poids de presqu'une tonne, et qui aurait été en son temps le premier moulage d'envergure (1,78 x 2,79 m) depuis l'antiquité, et serait encore aujourd'hui l'un des plus anciens moulages conservés au nord des Alpes depuis le moyen-âge. Les Allemands en font tout un foin d'ébahissement enflammé, alors qu'en y regardant de plus près, leur lion n'a qu'une seule queue, et courte de surcroît. Bon, mais revenons à nôtre chevalier.

Maintenant ce que vous ignorez sans doute encore, c'est que l'épée de notre "Bruncvík" tchèque (vendue selon une des multiples légendes par le roi Olibrius) est prodigieusement magique. Il suffit de lui donner un ordre (genre "coupe lui la tête", ou "va faire la vaisselle"), et l'épée magique s'exécute d'elle-même, sans même nécessité de la tiendre en main. Et elle est indestructible. Selon la légende, avant de rendre l'âme, le chevalier "Bruncvík" aurait planqué quelque part son épée, afin qu'elle puisse servir pour de quand que ça ira vraiment mal (cf. plus loin). Une option serait, qu'elle fut emmurée dans le pont Charles, l'autre option serait, qu'elle fut jetée dans le fleuve "Vltava". Peu importe, une chose est sûre selon la légende, c'est que lorsque la Bohême sera dans le caca, mais vraiment grave le caca, bien foncé, rien de ce que l'on aurait déjà connu, guerre, invasion, con-munisme, peste et cholera, tout ceci c'est du pipi de chat. Non, le vrai caca noir... et c'est pas raciste, c'est la couleur du caca de quand on y sera dedans, j'y peux rien s'il n'est pas blanc... donc le vrai caca noir, ça sera par exemple l'entrée dans l'Euro-zone, ou Hollande comme président de la Tchéquie, genre un truc vraiment grave grave, donc lorsque la Bohême sera dans le vrai caca (noir), les chevaliers du mont "Blaník" sortiront de leur crotte... grotte, et au moment où ils galoperont vers le château de Prague par-dessus le pont Charles, l'épée magique de "Bruncvík" réapparaîtra miraculeusement afin que St Venceslas puisse s'en servir contre la menace d'enfer. Du reste, et sur la base de cette légende, est né un proverbe bien tchèque plein d'optimisme positif: "rien jusqu'à présent n'est jamais allé aussi mal que ça ne pourrait être encore pire".

Bon, mais attends, toute légende est basée sur une part de vérité. Et c'est là que vous allez être sciés. Lors des inondations de 1890, 2 piliers du pont Charles furent emportés par les eaux, et lors de la reconstruction, l'on trouva réellement une épée emmurée dans les fondations. Non? Ben si! Sauf qu'après analyse, il fut découvert que l'épée rouillée appartenait à un aut' boug' que "Bruncvík".
C'était l'épée de l'idole Péroun, dont la statue se dressait sur l'île de "Kampa", à proximité de l'actuel "Bruncvík". Lorsque le catholicisme rongea la Bohême, l'idole fut détruite, et plus tard son épée emmurée dans les fondations du pont. Bon, ok, c'est tiré par les cheveux, car le catholicisme apparu en Bohême au IXe siècle, il fut largement propagé jusqu'au XIIe siècle, et à partir du XIIIe, l'on peut affirmer que le paganisme disparut du pays, dans les villes assurément. Or la construction du pont Charles remontant à 1357, je doute que l'on aurait conservé l'épée d'une idole païenne jusque-là, juste pour la fiche dans les fondations d'un pont dont on ignorait alors qu'il serait seulement construit un jour. Bref, notez maintenant que même notre "Bruncvík" doit être d'une certaine manière remis en cause.

Ben oui, la statue actuelle date de 1886, et est l'oeuvre de "Ludvík Šimek" auquel l'on doit encore (à Prague) "Josef Jungmann" sur la place homonyme, plus de nombreuses broutilles dispersées en notre capitale. Alors y avait quoi là avant 1886 me demanderez-vous? Ben rien. Mais avant rien, y avait Roland. Nan? Ben si! Exactement au même endroit, sur ce piédestal en dessous du pont Charles, il y aurait eu depuis la construction du pont (1357) une statue de Roland. D'aucuns avancent même que cette statue aurait été là d'avant le pont Charles, et quelle daterait même du pont Judith. Maintenant attention, ce sont des suppositions. La seule certitude, c'est que la statue de Roland fut présente début du XVIe siècle.

Bon, mais pourquoi Roland? D'abord parce que ce Franc, potentiellement neveu de Charlemagne, est archi connu en Germanie, peut-être même plus qu'en France, et compte tenu des relations hyper-étroites qu'entretenait la Bohême avec ses voisins germains, il aurait été surprenant que les héros des uns ne déteignent pas sur les légendes des autres (cf. St Jean Népomucène par exemple, et dans l'autre sens). Ensuite parce que Roland représente le droit des villes en Germanie. Tout découle du droit saxon ("Sächsische Weichbildrecht" en Allemand ou "Jus municipale saxonicum" en Latin) qui découle lui-même du droit de Magdebourg originellement attribué par l'archevêque Wichmann fin du XIIe siècle, et qui eut une empreinte géographique comme commerciale faramineuse sur les pays de l'Est (de Magdebourg) jusqu'en Ukraine. Je vous passe les détails juridiques, mais ce qui est important ici, c'est que les villes où ces droits/lois étaient appliqués se désignaient alors par "Rugeland" en dialecte local ("Gerichtsstätte" en bon germain), et par déformation linguistique "Roland" devint le symbole du droit des cités et de l'application des lois (cf. "Dietlinde Munzel-Everling, Taunusstein: Kaiserrecht und Rolandfiguren - ein weiterer Beitrag zur Rolandforschung"). Alors Roland (dont la statue devait sans doute ressembler à ça) se trouvait sur le pont Charles jusqu'en 1648, lorsqu'elle fut bousillée par les Suédois (fumiers) lorsqu'ils essayèrent d'envahir la vieille ville de Prague.
Elle fut par la suite démontée, et remplacée en 1886 par notre "Bruncvík" actuel.

Signalons encore qu'il existe une copie de Roland en albâtre au musée de la ville de Prague, copie qui proviendrait des collections de Rudolf II. Elle serait la réplique exacte de la statue d'avant "Bruncvík" (c'est à dire Roland), daterait du tout début du XVIe siècle, et serait attribuée à l'archi-fameux "Matěj Rejsek". Ben oui, mais alors dans ce cas, ce ne serait pas la statue d'origine du Roland, qu'au-dessus je disais qu'elle pouvait même dater du pont Judith, peut-être? Ben non, selon certaines hypothèses... Attends, commençons par autre chose pour reviendre à ça plus tard.

Si vous regardez sur la corniche basse que fait le socle de la statue avec le pilier du pont, alors vous remarquerez une série de 11 signes gravés en relief sur des blasons. On ignore de quelle époque datent ces insignes, mais clairement d'avant la pose du "Bruncvík" de 1886, puisqu'on les retrouve sur les copies du Lapidarium comme du musée de la ville. Selon certaines hypothèses, ces blasons dateraient d'avant la mort de Charles IV, soit 1378. D'autres hypothèses parlent des armoiries de ceux, qui auraient payé la construction de la statue de "Matěj Rejsek". Ce sont des hypothèses sans garantie. Bon, mais pour peu que vous soyez familier avec les vieilles pierres, l'idée des marques de tâcherons vous vient immédiatement en tête, de suite. Oui, sauf 2. Celle du milieu, et celle de tout-à-droite. Icelles marques semblent nettement moins "marques de tâcherons" mais signes "cabalistiques". Maintenant si l'on considère que la majorité de ces marques seraient des marques de tâcherons, alors l'idée qu'elles représenteraient les tailleurs de pierre du pont Charles vient immédiatement en tête, de suite. Ces marques représenteraient les tâcherons méritants ayant travaillé sur le pont, genre l'employé du mois de chez Mc Do. De tels arrangements ont déjà été trouvés en certaines cathédrales selon mes sources (mais pas une seule référence n'est citée). Ben y a qu'à rechercher sur les pierres du pont, me direz-vous pour vérifier? Ben oui mais non. D'abord parce que nombreuses pierres ne sont plus de 1357 (cf. la catastrophique récente reconstruction: utilisation de nouvelles pierres inappropriées, coulage de béton à la tonne, destruction des pierres d'origine, aucune supervision archéologique... un vrai travail de sale un-con-pétant), ensuite les marques peuvent ne pas être visibles. Mais passons. Maintenant si l'on considère la marque du milieu, celle qui ressemble à un insigne franc-maçon, alors se trouvent 5 marques de part et d'autre d'icelle marque centrale. Or le chiffre 5 (encore que les francs-maçons parlent souvent du "nombre" 5) est d'une importance toute particulière en franc-maçonnerie (comme le chiffre 3, 7, etc...). D'abord il est le chiffre central (entre 0 et 9), il symbolise la conscience incarnée (les 4 matières et l'esprit, la Terre, l’Eau, l’Air, le Feu et l’Ether), c'est l’Etoile flamboyante à 5 branches, etc etc... Mais c'est aussi l'esprit démoniaque, le symbole du diable pour les catholiques, Baphomet pour les Templiers. Pis surtout, dans mon recueil "concentré d'intelligence pour les couillons comme moi", il est spécifié que le nombre 5 n'est pas traditionnellement remarquable pour les francs-maçons, en tout cas pas avant le milieu du XVIIIe siècle. Alors?

Alors je vous donne encore quelques éléments de réflexion:
- Les Templiers arrivèrent en Bohême dans les années 30 du XIIIe siècle. Ils découvrirent nombreux trésors en Terre-sainte, la Sainte Lance de St Longin, l'Arche d'Alliance, les secrets de construction des pyramides d'Egypte et du temple de Salomon, sans oublier les lunettes de soleil du docteur Schweitzer.
- En 1314, le dernier maître de l'ordre du Temple, Jacques de Molay, fut brûlé sur l'Isle de la Citée (à Paris).
- Jusqu'à leur disparition, les chevaliers disposaient en Bohême de 4 commanderies principales ("Uhřiněves", "Jamolice", "Templštejn", "Čejkovice") et du complexe (église, commanderie et habitations) St Laurent à Prague (aujourd'hui les restes sont l'église désacralisée St Anne et l'ancien couvent des dominicaines, rue "Liliová").
- En 1323, le bon roi Charles IV arrive en France (où il restera 7 ans) pour recevoir une éducation appropriée et apprendre à jouer de l'accordéon.
- Son parrain (et mentor) était Charles IV de France, 3e fils de Philippe le Bel lequel fit assassiner les Templiers et dissoudre l'ordre.
- La légende raconte que notre Charles IV (de Luxembourg-Bohême) aurait été initié aux rites de l'ordre du Temple et devint maître (en la matière).
- Les nombreuses coïncidences ésotériques qui entourent la construction de la nouvelle ville comme l'érection des nouveaux édifices (églises, pont Charles, Karlstein...cf. mes multiples publies) confortent dans l'idée que Charles IV (ou son maître d'oeuvre) maîtrisait l'occulte et le mystérieux (franc-maçonnerie, templièrerie?).
- Après leur dissolution, les biens des Templiers furent (par ordre papal/royal) distribués aux hospitaliers de St Jean de Jérusalem (chevaliers de Malte) qui ont encore aujourd'hui pignon sur rue à Prague (à 50m de l'ambassade de France).

Bon, et alors, ne voyez-vous rien venir? Ne sentez-vous pas comme une odeur de boudin noir aux pommes? Attends, marques de tâcherons, signes cabalistiques, pont Charles, Charles IV, Templiers, trésor... toujours rien? Mais c'est évident non? Au tout début, lorsque le pont Charles fut construit en 1357, la toute première statue qui se trouvait déjà sans doute sur le pont Judith, cette toute première statue représentait... ben Roland. Alors pourquoi autant de suspense me direz-vous, pour une conclusion si simple? Ben tout d'abord c'est pas une conclusion définitive, mais une forte présomption. La vraie raison de tout ce suspense, c'est que de par les signes cabalistiques et les marques de tâcherons, certains désespérés sont allés récemment penser que la statue aurait représenté Jacques de Molay, le dernier maître des Templiers. Ouah la bonne blague, attends... tu rigoles ou quoi? Un bon archi-catholique comme le bon roi Charles IV aurait mis sur son pont à lui un hérétique répudié par l'église pour adoration du malin et pratiques sodomites? Non, tout ce foin c'est juste pour faire du bruit, pour attirer l'attention parce que depuis que le gros mou Flanby fait la une de la presse mondiale, personne ne s'intéresse plus à Prague. Aussi il fallait bien inventer un scoop afin d'attirer le touriste après les jeux olympiques.

Ceci-dit et blague à part, s'il est parmi vous des érudits en franc-maçonnerie, des, qui savent lire les 2 signes curieux parmi les 11, des, qui voudraient bien partager leur savoir d'avec moi, ben j'invite iceux (les des qui...) à me contacter. Je leur offre une bonne bouffe et bière à volonté en mienne compagnie. Ça motive du tonnerre di diou moi j'dis, non?

Alors récapitulons. Avant le pont Judith et Charles, il y avait sur l'île de "Kampa" une statue du dieu païen Péroun. L'idole était représentée exactement comme le Roland, reposant ses 2 mains et s'appuyant sur une épée, au centre, la pointe plantée au sol (cette affirmation est basée sur mes sources d'experts, et non pas sur une photo d'époque). Cette statue fut détruite à l'arrivée de la chrétienté. Ensuite fut construit le pont Judith, entre 1158 et 1172, lequel fut emporté par le fleuve en 1342. En 1357 l'on construisit alors le pont Charles, mais y avait-il une statue sur le fameux emplacement? Aurait-ce été celle de Roland, Jacques de Molay, ou n'importe qui d'autre? Aucune source ne mentionne quoi que ce soit d'affirmatif, mais d'aucuns présupposent qu'on y mit un chevalier Roland, lequel se trouvait peut-être déjà sur le pont Judith (mais sans certitude). En 1459, le roi "Jiří z Poděbrad" octroya le droit à la ville de prélever la taxe sur le pont Charles, et ce droit fut symbolisé début du XVIe siècle par le Roland de "Matěj Rejsek". Puis en 1886, l'on remplaça ce dernier par notre "Bruncvík" actuel de "Ludvík Šimek". Du reste on ne sait toujours rien sur ces 11 signes gravés en relief en dessous de la statue, ni de quand ils datent, ni de quoi qu'ils représentent.

Inutile de vous préciser que les exorcistes, les ensorceleurs, les nécromanciens, les radiesthésistes et autres diseurs d'horoscope prétendent que cet emplacement serait fichtrement énergétique de radiations métapsychiques et de fluides parapsychologiques, que c'en serait du délire total tellement l'énergie ésotérique émanerait de là. Bon, difficile à confirmer en ce qui me concerne, alors allez-y vous faire votre propre opinion. Et si vous sentez quelque chose en termes d'occulte et de mystérieux, partagez votre expérience avec moi s'il vous plait. Ah oui, et pour info, sur le socle, entre le "Bruncvík" et les marques de tâcherons, les bonhommes avec leurs parchemins représentent l'Est, l'Ouest, le Minuit (le Nord) et le Midi (le Sud).

Alors après avoir lu cette publie, vous ne regarderez plus jamais le "Bruncvík" de la même façon. En fait, chaque statue du pont Charles possède ses propres légendes, et je pourrais vous faire des centaines de publies rien que sur ça (vous vous souvenez de la légende du Turc de la statue des trinitaires, oeuvre de "Ferdinand Maxmilián Brokoff"?). Mais je ne veux pas vous empoisonner la vie non plus, donc on verra, si mes lecteurs manifestent un engouement démesuré pour. Bon, et donc pour rappel, la statue se trouve exactement là: 50.0866300N, 14.4093542E.

3 Comments:

Anonymous Delf said...

Ah c'était quelque chose au moins Beroun !
Fallait p'tet le laisser plutôt que de compter sur l'épée de Bruncvík pour éviter les inondations :P

05 mars, 2014 13:52  
Anonymous Delf said...

Péroun pas Beroun, milles excuses...

05 mars, 2014 13:58  
Blogger Strogoff said...

Ah ça, Péroun, c'était nettement moins invasif et dictatorial que Jésus-Marie-Josef. Mais bon, la Bohème s'est déjà fait taper sur les doigts pour le protestantisme, on ne va pas encore jeter de l'huile sur le feux avec le paganisme :-) Quant aux inondations, pas plus Jésus que Péroun ne sont d'une quelconque utilité. Comme-dit, fait appel à dieu lorsque t'as besoin de rien.

06 mars, 2014 06:36  

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