samedi 14 mai 2011

Ailleurs: L'église pas finie de Panenský Týnec

Alors parmi les abondants patrimoines culturels et zotériques que compte notre petite République, il y a celui-là, qui non content d'être ésotérique (encore qu'il n'avait sans doute rien demandé), se trouve être de surcroît mystérieux, au point qu'on ne sait rien sur lui dessus. Z'allez voir, c'est vraiment curieux. Vous souvenez-vous de ma publie sur "Rosa Coeli"? Oui? Menteur!
Bon, ben "Rosa Coeli", c'est en ruine, mais on connait son passé. Là non. On n'a aucune certitude, sinon quelques théories hypothétiques, mais rien de probant avéré.

Alors de quoi qu'on se cause me demanderez-vous? Ben on se cause d'une église, enfin d'un bout d'église même pas terminée, qu'on ne sait même pas comment qu'elle devait s'appeler (enfin à quel saint qu'elle devait être consacrée), mais compte tenu de la taille du bout qu'il en reste, de sa qualité architecturale, nul doute que ce projet inachevé était d'ampleur cathédralesque, gigantesque pour l'époque, comme pour le lieu.

Et justement, parlons-en du lieu. Le bled, enfin le village, qui compte aujourd'hui quelques 400 âmes alors qu'il en comptait le double au moyen-âge, se trouve sur une route commerciale d'importance. Selon les sources, vous entendrez parler de "Via regia" (voie royale), de "Via magna" (grand' voie), etc... Bon c'est oui et non, avec de grosses nuances quand même. Concrètement on se parle de la voie, qui menait de Prague vers Leipzig, en passant par les fabuleuse villes de "Slaný", "Louny", "Žatec", "Kadaň", mais aussi par "Panenský Týnec" entre "Slaný" et "Louny". Cette route s'appelle plus communément la route d'Erfurt (ville desservie après Leipzig), parfois en Tchèque aussi "Sedlecká" ou
"Erfurtská", mais aussi parfois donc voie royale (appellation locale), à ne pas confondre avec la vraie "Via regia" (appellation internationale) qui elle viendait de Kiev jusqu'à St Jacques de Compostelle en passant par Cracovie, Leipzig, Erfurt, Frankfurt, puis Metz, Paris, Orléans, Poitier, Bordeaux et Pampelune, en évitant soigneusement la Bohême. Bref, et donc sur cette route, à 360 m au dessus du niveau de la mer, se trouve notre bled "Panenský Týnec". L'endroit vit respectivement s'établir céans la civilisation de Hallstatt, puis de La Tène, puis de la Germanie, puis de la Bohême, pour finir aujourd'hui avec la civilisation du Fessebouc.

Le nom propre "Panenský Týnec" est composé d'un nom et d'un adjectif: "Týn", du nom commun celtique "dun" ("dunum"), germanisé en "zaun", anglicisé en "town", signifiant à l'origine "forteresse". Et "Panenský", adjectif signifiant "virginal", de par les frangines clarisses qui s'installèrent ici (cf. plus loin). Donc "Panenský Týnec" (en Germain "Jungfer-Teinitz") pourrait se traduire en Français par "Forteresse Virginale", et par extension "Ville Vierge".

Selon mes sources, la première mention écrite du bled daterait de 1115, et serait liée au monastère de "Kladruby". Alors je n'ai trouvé ni le texte, ni la raison du lien entre "Panenský Týnec" et "Kladruby". J'ai par contre trouvé la seconde mention de 1186 (également citée dans mes sources), où l'on peut lire "1186. Kladrub. mon. habuit in villa Tinez calefactores stubae Chastre cum filiis" (cf. "Antiquae Boemiae Usque ad Exitum Saeculi XII, Hermenegild Jireček"). Mais j'avoue humblement que "les termes chauds que possèdent le monastère de Kladruby à Týnec", ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. D'autant plus que ce "Týnec" n'est pas forcément le notre, de "Panenský Týnec", parce que je n'ai pas entendu parler de termes en notre bled, sinon ceux que le docteur "Meixner" (docteur personnel du président "T. G. Masaryk") voulut faire construire après la seconde guerre mondiale de par l'énergie qui se dégage du lieu (cf. plus loin). Mais le projet ne vit jamais le jour (à cause du putsch de la chienlit con-muniste). La vraie mention sans le moindre doute remonte au 14 décembre 1321, lorsque le sieur "Plichta ze Žerotína" (parfois aussi "ze Žirotína") et ses 2 frangins offrirent des dons aux clarisses du couvent de "Panenský Týnec" (cf. "Regesta diplomatica nec non epistolaria Bohemiae et Moraviae, Josef Emler, P. 317, 1321, 14 Dec. In Tyncz. Plichta de Zyrotyn cum fratribus Suis Jarkone et Habardo quaedam bona conventui sororum s. Clarae in Tyncz conferunt").
Et tiens, puisqu'on en parle de la famille "ze Žerotína", parce que c'est confus, z'allez voir...

Le premier de la famille que l'on trouve dans l'annuaire des "Quoi que c'est qui?" est "Jan Plichta ze Žerotína". Il était le vassal du roi "Václav I (le borgne)", frère de St Agnès de Bohême ("Václav"), et gouverneur ("Jan Plichta") de la ville de "Louny", jusqu'à ce que le roi décide de convertir la ville en ville royale, en 1253. Après quelques mois de chômage, et sur les recommandations de son conseiller ANPE, il entreprit une reconversion professionnelle sous la forme d'une carrière militaire qui le conduisit jusqu'à la "bataille sur le champ morave" en 1278, où il décéda aux côtés de son nouveau roi, "Přemysl Otakar II", fils du borgne. Parenthèse. "Marchfeld" (moins souvent "Mährenfeld") est une plaine en Autriche, juste en dessous de la Moravie ("Mähren" en Allemand). Son nom vient de la rivière "Morava" ("March" en Allemand) qui traverse cette région avant de se jeter dans le Danube, et qui a donné son nom à la région tchèque (Moravie, "Morava" en Tchèque). "Feld" en Allemand est un "champ", et donc qu'on considère la rivière ("March" en Allemand, et "Morava" en Tchèque) ou la Moravie ("Mähren" en Allemand, et "Morava" aussi en Tchèque), le nom tchèque "Moravské pole" est "le champ morave" en Français.
Ah oui, et avant de mourir, "Jan Plichta ze Žerotína" fit construire un château à "Žerotín", et selon certaines sources, il serait également l'instigateur (posthume?) du couvent à nones en 1280, ce qui est peu probable puisqu'il était déjà mort depuis 1278.

"Jan Plichta" eut un fils, "Habart ze Žerotína", qui serait le fondateur du couvent selon certaines sources, qui, du reste, ne mentionnent absolument pas les frères "Plichta" ni "Jarkone" (cf. ci-dessus, "Plichta de Zyrotyn cum fratribus Suis Jarkone et Habardo..."). "Habart" prit épouse en la personne de "Scholastika ze Šternberka" ("Škonka" pour les potes), mais avec un prénom pareil, pas moyen d'en extraire une descendance, malgré l'insistance enthousiaste qu'il mettait en oeuvre (cf. ses confessions "...et pourtant je l'arrose régulièrement mon père..."). Et là, hop, légende. Le confesseur de "Habart" était bon pote d'avec Agnès (de Bohême), à laquelle il ne pu s'empêcher de souffler un mot sur les soucis de procréation du couple "ze Žerotína" (sans pour autant dévoiler le secret de la comberge, attention). Aussi Agnès prit rendez-vous avec le couple, et leur dit comme ça: "faites-y moi montrer comment que vous faites, pour ne pas zavoir des zenfants?" Ben croyez-le ou non, après leur avoir bien tout expliqué comme il faut (le problème était apparemment technique), "Škonka" se mit à momignarder comme une Franc-Comtoise (cf. "Vitam inclite uirginis sororis Agnetis: Qvedam nobilis domina, nomine Scolastica, consors domini Habhardi de Zyrotin in Bohemia, dum adhuc Agnes felicissima in carne degeret, massam quandam in latere sinistro diu pertulit ex malorum coadunacione humorum").
Mais que des filles, elle ne pondait que des filles jusqu'en 1291, lorsqu'elle déballonna enfin un garçon qu'ils prénommèrent "Plichta", comme son grand-père, pour fiche le foin chez les historiens qui allaient s'emmêler les pieds dans les prénoms. Selon une source, "Habart ze Žerotína" et "Scholastika ze Šternberka" eurent encore un autre fils, "Jaroslav". Mais voilà, ces 2 bougres étaient cousins comme cochon, au 4 ème degré, c'est à dire que les arrières-arrières-arrières-grand-parents de l'un étaient les mêmes que ceux de l'autre. Les boules. Aussi une fois le premier mignard mâle pondu, ils durent demander une absolution au papàrome, sinon le(s) chiard(s) eut pu être considéré comme nul et non avenu devant dieu, comme si Ste Agnès ne leur avait rien expliqué, genre pas de lignée directe à faire hériter. Mais Nicolas IV n'était pas une bête, aussi il absolva les incesticides en 1290, tout en les remerciant pour les nombreuses bontés en nature comme en numéraire qui accompagnèrent leur demande. Aussi d'aucuns pensent que "Habart" aurait fondé le monastère soit pour remercier Ste Agnès pour leur avoir expliqué le coït, soit pour remercier le pape pour son absolution, soit pour remercier mère nature pour la naissance de leur gnard, ou encore pour célébrer la victoire du FC "Týnec" face à Chelsea en ligue des champions en 1288. Bref, donc selon les sources, le couvent fut fondé par "Jan Plichta ze Žerotína", ou par "Habart ze Žerotína", puis grassement pourvu d'offrandes par "Habart", "Plichta", et "Jarkon". Il s'agissait du fondement du 3 ème couvent de clarisses après celui de Prague et celui de "Cheb", ce qui, pour notre petit pays, est remarquablement notable.

Sinon, comme dit, en 1291 naquit le jeune "Plichta ze Žerotína" (fils de "Habart" et de "Scholastika") et celui-ci entra dans la légende grâce à Dalimil, comme le plus preux des chevaliers de Bohême (Cf. Cap.95, "Ale když byl na cěstě, Plchta z Žirotína, ten jmenovaný hrdina, mnoho škody učini v lidech i v koních říšskému, a čest velikú učini rodu svému"). Outre dans la légende, il entra également au service du roi de Bohême Jean de Luxembourg (vers 1310), ensuite il entra au service du père de Jean, Henry VII, empereur romain-germanique (vers 1311), ensuite il entra au service du roi d'Angleterre Edouard II (vers 1313), à nouveau au service de Jean de Luxembourg, et finalement il tomba à la bataille de Mühldorf en 1322, et c'est tout (cf. Dalimil, "V tom boji pana Plichtu zabichu, a mnoho końóv Ćechove stratichu"). Ensuite il y eut encore quelques "ze Žerotína", encore un "Plichta", puis son frère "Jaroslav", un bon pote du roi "Jiřího z Poděbrad". "Jaroslav" eut un fils, mais il mourut les armes à la main, aussi "Jarda" fut le dernier des "ze Žerotína", et la famille s'éteignit au profit des Lobko vers 1467.

Bon, alors pourquoi je vous raconte tout ça? Ben pour continuer sur l'église inachevée, pardi.
Mais avant, encore quelques mots sur le convent des clarisses. Donc on ne sait pas vraiment qui en fut l'instigateur, sinon la famille "ze Žerotína". Erigé vers 1280, il fut de suite truffé de frangines issues du couvent Ste Agnès de Prague. En 1382, il prit feu. Il fut retapé, mais il prit à nouveau feu lorsqu'il fut incendié par les hussites de "Louny" qui s'en marchaient en 1420 sur Prague et dévastaient tout ce qui était romain-catholique en travers de leur chemin (cf. "Václav Beneš Třebízský", Jan Abatyše ze Třebíze). En cette même année 1420, les clarisses de Prague fuirent leur couvent Ste Agnès pour se refugier à "Panenský Týnec" et se mettre sous la protection de la famille "ze Žerotína", qui retapa (à nouveau) le couvent à ses frais. Bien que restés romain-catholiques, les "ze Žerotína" étaient modérés, et entretenaient apparemment des liens avec l'aristocratie hussite, aussi leur domaine était relativement épargné des violences interconfessionnelles. Elles (clarisses) ne revinrent à Prague que 220 ans plus tard, en 1640, après la bataille de la blanche montagne et la normalisation catholique. A noter qu'à partir de 1730, les frangines fabriquaient là les fameuses "Goûtes de Ste Agnès", mondialement connues pour soigner les mains moites, les genoux qui grinces, l'haleine qui pue, le poil rêche, les rides à l'anus, et la gencive velue. Le couvent fut dissous en 1783 (parfois 1782) par Josef II, et la bibliothèque vendue aux enchères. En 1797, le couvent fut lui aussi vendu, à un bourgeois de Prague, puis nationalisé en 1948 par les con-munistes, et enfin utilisé par l'administration municipale aujourd'hui comme mairie, bibliothèque, sale des fêtes, etc...

Bon, et notre église me direz-vous? Ben voilà, on ne sait rien de sûr. L'église eut pu être mise en chantier par "Jan Plichta ze Žerotína", par son fils "Habart", par son petit fils "Plichta ze Žerotína" le preux chevalier, par "Jaroslav ze Žerotína" le dernier, ou encore par une des abbesses du couvent comme "Eliška ze Žerotína" mentionnée en 1418 et dont on ne sait rien non plus. La construction eut pu être arrêtée par l'incendie de 1382, les guerres hussites de 1420, ou la mort du dernier des "ze Žerotína" vers 1467. Selon "František Brod", ce serait la combinaison des 2 derniers faits (cf. "František Brod, Království České: TÝNCI PANENSKÉM, Nedostavěn chrám kláštera [...] Stavbu přerušily války husitské a smrt posledního pánů z Žerotína"). Sinon, l'architecte "Kamil Hilbert" attribue les restes des bouts de l'église à la confrérie de "Petr Parléř", aussi les débuts de la construction ne peuvent être antécédents à la mi-XIV ème siècle (entre 1316 et 1410 selon les experts, qui estiment que "Petr Parléř" eut pu arriver en retard à la réunion). Mais ça n'aide pas à faire avancer le schmilblick. Maintenant ce qui est remarquable, c'est que même sans les plans, les restes de bouts que vous voyez, et qui font quelques 20 m de long et de haut, et 9 m de large, ne sont que le choeur, et le fabuleux portail d'une des entrées. En fait, l'église devait être un tri-vaisseau gothique tardif, et l'énorme bout que vous voyez sur mes photos n'est que le choeur, aucunement la nef. C'est énorme. La voûte devait reposer sur 4 colonnes, dont 3 furent démolies, et une partie de la 4 ème est aujourd'hui intégrée dans la tour à cloche baroque.
Attention, cette tour n'a rien à voir avec l'église gothique. Elle fut construite en baroque en 1744 et en vitesse, pour y mettre une cloche dedans et faire du raffut à la grande joie des habitants.

Le splendide mais mal-en-point portail se trouve entre 2 culées. L'embrasure est composée de 4 scoties, creusées en leur milieu en niches posées sur des consoles feuillues et surmontées de baldaquins en forme de torse d'ange en dessous desquelles (baldaquins) devaient reposer de saintes statuettes (dans les niches). L'arc du portail est décoré de 2 armoiries de la famille "ze Žerotína". Sur le torse du portail, de chaque côté de l'embrasure, se trouvent d'autres niches plus vastes et délabrées, fermées par une voûte octogonale et chapeautées à nouveau par des baldaquins de facture remarquable. Notez qu'aucun culot d'arrête n'est visible sur le torse, ce qui tendrait à prouver l'hypothèse d'un portail monumental à l'instar de la porte d'or de la cathédrale St Guy de Prague, oeuvre de "Petr Parléř". Bon, et j'en reste là de la description architecturale de l'édifice, de peur de fatiguer le lecteur. Je vous signale cependant, que malgré son état de ruine inachevée, ce bout d'église était considéré par l'académie des sciences et des arts de Bohême, comme un des plus splendides, des plus parfaits, des plus raffinés monuments de notre République, tant d'un point de vue artistique, que technique (cf. "František Brod, Království České: TÝNCI PANENSKÉM, [...] dle výroku české akademie, uměleckou hodnotou řadí se k nejdokonalejším památkám království Českého jak velikolepou monumentálností celku, tak vytříbeností a vkusem umělecké výzdoby a mistrným technickým provedením").
Hum... un peu too much non?

Divers
Allez, quelques anecdotes relatives à "Panenský Týnec".

Le 19 août 1813 séjournèrent et nuitèrent en "Panenský Týnec" l'empereur d'Autriche Francois 1er, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, et le tsar de Russie Alexandre 1er, en prélude à la bataille de "Chlumec" (et avant que vous n'alliez propager des rumeurs, je vous informe qu'ils firent chambre à part, chacun dormit dans sa sienne). Ce même jour, vers 10:34, l'Empereur (Napoléon) mit les pieds sur le sol de Bohême, afin de vérifier personnellement les informations selon lesquels, les "coalisés" rassemblaient une importante armée sur le sol tchèque. Il dormit en "Jablonné v Podještědí" (dans un Bonaparte manchot, ouah trop fort le Strogoff). Et le 30 août, c'est donc la fessée de "Chlumec". L'histoire ne dit pas si les "3 têtes coalisées" s'étaient "énergisées" dans l'enceinte ésotérique de notre église inachevée afin de vaincre l'Empereur.

Ste Agnès de Bohême est décédée le 2 mars 1282, et fut entreposée dans la chapelle vierge Marie de son couvent (Ste Agnès).
En 1322 arrivèrent des inondations, et les restes de la sainte pas encore (sainte) furent déplacés par les frangines, et selon les sources, furent déplacés parfois avant les inondations, en prévention, parfois après, trop tard, pis remis (les restes) en lieu et place une fois les inondations asséchées. En 1420, les clarisses fuirent en "Panenský Týnec" devant les hussites, en emportant les restes de Ste Agnès, on suppose, mais sans certitude. Après les guerres hussites, et une fois le calme revenu, ben certains se sont dit qu'ils iraient bien retrouver les restes d'une des patronnes de Bohême. Mais voilà, à force de déplacement, de décès des abbesses, d'Alzheimer des nonnes, ben plus personne ne savait plus où donc les restes pouvaient bien se trouver, et aujourd'hui, on ne sait toujours pas. Les hypothèses sont nombreuses, fondées comme farfelues, et chaque pas en avant déclenche un vaste sentiment d'espoir dans le coeur des Tchèques, puisque la légende raconte que lorsqu'on retrouvera les os de Ste Agnès, le pays sera submergé par une vague d'amour, de bonheur et de prospérité, dont on aurait tous tant besoin. Et ne seraient-ils donc pas quelque part autour de notre église de "Panenský Týnec", les restes?

Et "Rudolf Štech" (1/09/1858 - 2/01/1908), un natif de "Panenský Týnec", ça vous parle? Il fut le constructeur de la seconde plus grande synagogue d'Europe, à "Plzeň", mais aussi de tout plein d'autres édifices splendides, dont des brasseries.
Il était super bon pote d'avec le génie "Mikoláš Aleš", qu'il fit venir à "Plzeň" en 1892 pour décorer une maison. Mais la demande fut telle, que "Mikoláš" resta dans cette ville 12 ans, laissant derrière lui 22 fresques sur 15 édifices, parmi lesquels la maison personnelle de "Rudolf". Mais voilà, lors de la construction de la gare centrale de "Plzeň", l'administration autrichienne ne débloqua pas suffisamment vite les fonds promis, et l'entreprise de "Rudolf" se retrouva en cessation de paiement par manque de cash. L'honneur du constructeur ne put faire face à la critique de ses créanciers, et le 10 janvier 1908, il se pendit dans les aisances de sa synagogue (cf. les journaux de ce jour "Sebevražda. V Plzni zemřel Rudolf Štech, oběsiv se v pissoiru synagogy na klice. Jako motiv činu toho uvádí se velké rozrušení, kterému předcházely značné finanční starosti. Prodělal velké obnosy peněz při erárních stavbách. Zesnulý byl vynikajícím odborníkem, o čemž svědčí monumentální stavby, které provedl v Plzni. V záchvatu úzkosti sáhl si na život v synagoze, kterouž se byl roku 1891 jako prvním svým dílem plzeňským vyznamenal. Jemnocitná jeho choť ztratila bytost nejmilovanější. Dětí neměli").

Et maintenant mon passage préféré. Vous en trouverez le texte sur l'affichette à l'entrée du parc dans lequel se trouve notre église. Un expert en psychotronique (dont je tairai le nom) aurait mesuré (avec quoi?) une zone positive d'ampleur 8 (?!) à l'intérieur du choeur de l'église.
Selon lui, l'initiateur de la construction "Jaroslav Plichta ze Žerotína" (?!) était une personne bien bonne à 80% (?!) et spirituellement de très haut niveau, à 90% (?!). Il fut constaté à l'aide d'un pendule sidéral (?!), que l'âme du bougre "ze Žerotína" colle à l'endroit, et est capable de dissuader à 75% (?!) quiconque de construire quoi que ce soit sur cet emplacement. Selon une experte en psychotronique (dont je tairai le nom aussi), l'église se trouve au centre d'une zone énergétique positive particulièrement puissante qui a la capacité de soigner les dépressions, d'apporter de l'optimisme, de la bonne humeur, et de la joie de vivre. Un séjour en ce lieu est grandement conseillé aux maniacodépressifs, aux manqueurs d'assurance en soi, aux hypersensibles et aux suicidaires. L'énergie qui se dégage ici renforce l'auto-imuno-défense de l'organisme. Un séjour prolongé (un jour, un mois, un an?!) ou des visites fréquentes (une fois par jour, une fois par mois, une fois par an?!), sont conseillés aux paralysés cérébraux, aux apoplexiés cérébraux, et à tous les lésés cérébraux en général. Il est opportun de s'asseoir confortablement dans l'herbe, au centre de l'édifice, de poser ses mains sur les genoux (si on en a, des mains et des genoux) les paumes vers le ciel, et de chanter ou marmonner. Voilà ce que vous pouvez lire sur l'affichette à l'entrée du parc dans lequel se trouve notre église. No comment. Pour info, pour ceux qui voudraient y croire aussi, les croyants en l'énergie du dedans de l'église s'y marient même, à ciel ouvert. Pour info toujours, je m'y suis mis, au centre, là où que les gens s'y sont mis avant moi, et où que l'herbe n'est plus, tellement les gens s'y mettent les uns après les autres, mais je n'ai vraiment rien ressenti. Rien de rien, pas la moindre énergie, même pas un semblant d'érection matinale, rien. Mais chuis pas la bonne cible non plus, je fume légal, je bois modéré (malgré ce qu'en pense ma maman), je pense rationnel, et je doute de tout. Donc rien d'étonnant que la soi-disant énergie n'est pas passée par moi.

Pour conclure, pour une église qu'on ne sait pas qui l'a payée, qu'on ne sait pas qui l'a architecturée, qu'on ne sait pas à qui elle était censée être consacrée, qu'on ne sait même pas quand elle fut commencée, ni terminée d'être commencée, ben moi je dis qu'il y en a quand même velu de matière à écrire autour. Evidemment, je ne vais pas vous dire d'y aller comme ça, comme but ultime d'une visite. Cependant si vous passez dans le coin, sur la route, en direction de "Louny", "Postoloprty", "Žatec", "Kadaň", "Klášterec nad Ohří", toutes ces villes/villages qui méritent assurément une visite, ben jetez un oeil sur l'église inachevée de "Panenský Týnec". Et surtout tiendez-moi informé de l'énergie que vous aurez ressentie, si jamais, parce que sans dec, avec tout le foin qu'ils en font, j'aimerais au moins savoir si ça marche avec quelqu'un. C'est là: 50°17'45.819"N, 13°55'0.609"E

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