mardi 17 août 2010

Comme ça, sans plus: Orage en août, vive la choucroute

Jourd'hui je vous en fais une petite, rapidos, pour vous parler du temps qu'il fait, parce que sans dec, pour un mois d'août, c'est un bien beau mois de novembre qu'on se cogne, genre.
Dimanche soir donc, je m'en suis tapé 2, des Prazdroj, vite fait sur le pouce, avec mon pote John, entre 19:15 et 20:10, histoire de bien finir le week-end et bien commencer la semaine. Et c'est en allant attraper le tram, que je lève les yeux au ciel, et que je dis au John comme ça: "dis-donc, r'garde-voir le ciel, t'as vu les couleurs, r'garde-voir comme la lumière est zarbie, et r'garde-voir les tons rouges, blancs, jaunes, oranges que les nuages nous font. Délire comme c'est beau."
Et John de me répondre "ah ouais?" (l'est zétazunien mon pote John, de Californie, alors vous pensez bien que rien ne l'étonne). "Tu vas voir qu'il va nous en tomber quelque chose" lui dis-je. "Parce que quand t'as des couleurs zarbies dans les tons rouges, blancs, jaunes, oranges au dessus de Prague, c'est qu'il va tomber quelque chose de balaise. Crois-moi, j'en sais quelque chose, j'ai perdu mon peigne hier" (l'est zétazunien mon pote John, de Californie, alors vous pensez bien que rien ne l'étonne, mais vraiment rien). Ben on eut juste le temps de choper le tram, et une demi-heure plus tard, c'était là. Moi, j'étais heureusement à ma maison, quand c'est tombé, mais je l'ai vu de la fenêtre.
C'était topénormarchibalaise, et pendant presque 1 heure, ça tombait tellement dru que ma chérie d'amour est descendue à la cave pour clouer quelques planches sur des tonneaux, au cas où qu'on ne sait jamais. Lorsqu'elle sortit d'en d'sous du lit, nous passâmes à table, puis allâmes nous coucher sans se douter du cacaclysme qui s'était déroulé dehors, vu qu'on était dedans (devant la téloche). Ce n'est que le lendemain, lorsque je suis allé au burlingue et que j'ai vu les branches arrachées, les feuilles éparpillées dans les rues sur toute la longueur, les voitures bosselées par la grêle et que mes collègues m'ont raconté la nuit qu'ils avaient passée dans certains quartiers de Prague, que je me suis rendu compte de l'étendue de l'ampleur.

Alors évidemment, c'est pas comparable avec le pas qui s'tend (parce que c'est 'achement moins beau que Prague), mais quand même. De tels déluges en Europe au mois d'août, genre personne ne s'en rappelle ici, même pas ma femme de ménage qui pourtant sait tout sur tout le monde depuis qu'il existe (le monde). Sans dec, la nature est visiblement détraquée, et quelque chose ne tourne pas rond sur cette terre en ce moment.

Sinon en allant choper le tram, je vous ai fait des photos du ciel splendide, vers 20:10, et c'est aussi le pourquoi du comment de cette courte publie. C'est pas trop terrible en terme d'agencement ni profondeur de champ, parce que je m'en revenais du zoo, et j'avais monté sur mon artillerie un mortier de 300 mm. Du coup l'espace est 'achement réduit (mais il est plus près). J'te dis pas si j'avais eu mon 17-55 mm sous le coude, les plus belles photos du monde que j'aurais faites. Mais bon, pas de bol, ce jour-là j'étais inconséquemment sous-équipé, couillon que je suis.
Et pourtant je le sais, que c'est le bon moment avec le bon mortier qui font le bon photographe. Du coup je me ballade pratiquement toujours avec mon appareil. Mais ce n'est qu'occasionnellement que j'emporte plusieurs objectifs (sont lourds ces bestiaux), et ce dimanche-là, le 15 août 2010, ben j'ai loupé une super occase pour graver mon nom en lettres d'or dans Time magazine (rien qu'ça). Tant pis, ma faute. Maintenant remarquez quand même sur mes photos pas terribles les fabuleuses couleurs, qu'on dirait des peintures baroques de plats fonds des glises, genre qu'on s'imagine aisément les p'tis anges joufflus virevoltant espiègles autour d'un saint montant au ciel.
Remarquez les formes stupéfiantes des cumulus, comme des vagues qui viennent s'échouer sur la plage. Remarquez les différents niveaux, les nuages d'en haut blancs, et ceux d'en dessous rouges, colorés par le soleil couchant. N'est-ce pas splendide, la beauté du ciel de Prague avant l'orage?

Je vous ai aussi trouvé quelques articles, malheureusement la plupart en Tchèque, mais vous pouvez au moins regarder les photos-vidéos du désastre, histoire que vous en aillez une idée:

- De quand que les gens sont tout mouillé.
- Des photos du déluge.
- Encore des photos du déluge.
- Des photos et des vidéos du déluge.
- Enfin des infos en Français.

Et hop, ben il ne vous reste plus qu'à attendre les prochains orages topénormarchibalaises, prendre votre auto, et viendre à Prague pour faire des photos.

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